Reçu par mel, de Razzye Hammadi, jeune chef à plume des jeunes socialistes, ce lien avec dailymotion, le site internet de libre partage de libres vidéos, où se passe la vraie campagne présidentielle (ce n'est pas vrai, la vraie campagne est entre TF1 et France tv, comme d'hab, mais ça fait moderne de dire autre chose, et après tout, on est sur internet, parce qu'on y croit!). Donc, une invite à voir une vidéo. Il s'agit de Nicolas Sarkozy s'en allant visiter Maurice Druon, neveu de Kessel, vénérable co-auteur avec l'illustre tonton Joseph du Chant des partisans, commandeur du vrai gaullisme de papa. Druon soutient sarkozy, Sarkozy est ravi, Druon dodeline, et, sur le pas de la porte des journalistes pleins de micros rigolent, et chantent en chœur "ami, entends-tu", et Sarkozy les encourage, "ah vous lui faites plaisir"...
Et tout ceci suinte de fait la banalisation et la complaisance et la minablerie et la légèreté de nos temps futiles...
D'où la fâcherie du MJS, et le mel sus-cité, je ne suis pas le seul à l'avoir reçu.
Cela dit, y a-t-il de quoi en faire une histoire? Druon n'est plus tout jeune et ça ne date pas d'aujourd'hui. Il est de droite et ce n'est pas à cet âge que l'on change. Il soutient Sarkozy, ça vous étonne? Et Sarkozy en profite, ça vous suprend? Et il s'annexe un chant qui n'appartient à personne puisqu'il appartient à l'histoire, n'en a-t-il pas fait une habitude? Et les journalistes présents, embedded dans l'esprit bon enfant de la journée, chantent... Bon. En même temps, que devaient-ils faire, les confrères, cracher à la gueule de Druon ou Sarko?
Que dites vous? Ils auraient mieux fait de la fermer? Se taire, en somme, et juste faire le boulot. Ouais, ç'eut été bien.
Mais, et, pardon companero Razzye, l'attaque serait plus juste (contre sarko la manip et les journaleux chanteurs de la brosse à reluire) si vous-mêmes, jeune socialistes, ne tombiez pas à votre tour dans le péché de profanation de chants et textes et mots sacrés. Car le tract video que vous envoyez à la presse libre, et, sans doute, à vos amis indignés, emploie des mots trop grands, trop forts, et bien inappropriés... Aller chercher le programme du Conseil national de la résistance et sa proclamation de la liberté de la presse que les petits chanteurs à la croix de Lorraine de Sarko-Druon bafoueraient, c’est un petit peu forcé. Idem, à la fin, l’invite à la “Résistance”, et la proclamation de la “Libération” pour le second tour de la présidentielle...
Cela non plus n'est pas sérieux. Et d'autant plus embêtant que la fascisation sourde de Sarkozy fait partie des impensés trop forts de trop de gens à gauche. Disons qu’il s’agit d’humour, et laissons les résistants résister en paix?
Ajoutons que ce n'est pas la première fois que la plus belle des chansons de France fait, malgré elle, un p'tit tour en politique.
Il ya quelques années, les génies toulousains de Zebda l'avaient mise à leur sauce, remixée avec un refrain mi-rugby, mo-gaucho, mi reggae, mi-ragga (ça fait trop de moitiés, mais quand on aime, on ne compte pas). Zebda de la gauche de la gauche et de l'urgence des cités, un petit tour avec la LCR pour qui le disque -Motivé-e-s- avait été conçu, un petit tour alternatif... Le fonds politique de la chose était discutable dans son exagération (face au FN, réactivons l’esprit des Résistants antinazis), puis dans son utilisations (chant de lutte dans les manifs sociales face aux CRS qui, tout de même, ne sont pas les SS, on devrait le savoir) mais c’était fait joliment, et avec un respect réel des Zebda pour la grande histoire. Magyd et ses potes avaient d’ailleurs, eux aussi, rencontré Druon, pas chien et pas sectaire, finalement, qui leur avait donné son accord pour remixer son chant. Autre détail, très air du temps: en enregistrant leur chant, les Zebda avaient supprimé les quelques vers sanglants -”ohé les tueurs, à la balle et au couteau, tuez vite”- les trouvant assez inappropriés au contexte, et refusant de filer la métaphore assassine en temps de Paix.
Mais les Zebda, aujourd’hui séparés, étaient et restent des baladins admirables, et soucieux de justesse, même dans leur radicalité!
Moins scrupuleux, il y a plus longtemps encore, les maos de la Gauche prolétarienne avaient conçu un "Chant des nouveaux partisans" , comme réplique des “nouveaux partisans” au “nouveau fascisme” de la société de consommation pompidolienne... C'était con comme le maoisme, et ç’aurait pu bien mal finir. Heureusement, la connerie, on en sort. J'ai plein de potes qui en furent, du maoisme, et sont aussi sages et chiants que le soc-dem en peau de lapin que je suis...
Mais la connerie, en général, elle, se porte bien. Elle trouve d’autres porteurs. Elle se renouvelle. Faut faire gaffe, dans cette campagne, il ya quelque chose qui invite à une épidémie... Parfois.
Au fait, et oups, on allait oublier; pendant qu’on cause de choses essentielles et que Sarko chantonne et le PS grinchonne, il se passe deux-trois choses en France.
Airbus licencie, le gouvernement n’y peut pas grand-chose, mais Bayrou et Royal promettent qu’avec eux, l’Etat sera l’Etat. On espère.
Mais des licenciements, il n’y en a pas seulement chez Airbus, et il n’est pas toujours rassurant d’être dans une petite boite qui se porte bien, ça cache quelque chose...
Ailleurs, Peugeot renoue avec une vieille tradition maison en charclant un syndicaliste CGT qui ose soutenir des grévistes...
On encourage la natalité en haut lieu, la Cour de cassation vient d’expliquer qu’une femme enceinte peut être virée lors de sa période d’essai.
Et faut faire gaffe à ce qu’on mange, les sandwicheries sont des nids à bacilles!
Bon ap', bonne campagne, bon week-end!
Il est vrai que de tenter de contrer Sarko sur ses goûts musicaux me semble des plus oiseux, surtout qu'un bon épluchage de son programme politico-économique serait bien plus stimulant pour convaincre de bien nombreux de concitoyens que de voter pour lui revient à se tirer une balle dans le pied et à se faire facturer l'ensemble des frais engagés par la suite, balle comprise.
Tant qu'à donner dans le bal des boules puantes, je m'étonne de l'étrange pudeur journalistique qui accompagne l'affaire du duplex des Sarko.
Tout le monde coupe les cheveux en 4 sur l'ISF du couple (je suis sûre qu'en bon avocat fiscaliste, le petit Nicolas n'a pas fait n'importe quoi!) ou sur le prix du marché des apparts dans son coin de Neuilly, mais personne n'a l'air d'avoir trop envie de parler du noeud du problème :
à savoir si Nicolas Sarkozy aurait bénéficié de conditions aussi avantageuses q'il n'avait été maire de Neuilly et conseiller général des Haut-de-Seine.
Autrement dit, est-ce qu'obtenir un cadeau à titre privé d'un fournisseur des collectivités locales où l'on a du pouvoir, est une chose normale ou de la corruption?
Faut-il rappeler qu'il y en a qui sont tombés pour une paire de pompes?
Rédigé par: Le Monolecte | 02 mars 2007 à 09:36
Je laisse l'anecdote à l'anecdotique pour répondre sur:
1/ sur la différence essentielle entre émettre une parole citoyenne, en l'occurrence grâce à Internet, et faire son boulot de journaliste. Entre militer et informer. Et constater que les premiers à nier cette différence font souvent partie de votre corporation, Asko. Et je mets là dans un même sac les journaleux un peu trop embedded pour être honnêtes et les journaleux qui affirment que la seule utilité de vos articles dans l'Obs (pour l'exemple...) doit être intime et hygiénique et ceci tant que vous nous aurez pas avoué la couleur de votre bulletin de vote. Je ne parle même pas des sites, genre Acrimachin, dont la devise éprouvée est: "Les médias vous mentent parce qu'ils sont bien de droite. Nous, on va vous dire la vérité vraie parce qu'on est bien de gauche." Sans commentaire...
Et se dire que finalement, les politiques sont bien plus intelligents que les journalistes parce qu'ils ont compris avant eux qu'Internet, lieu où le citoyen peut à la fois écouter et s'exprimer tout en cultivant son agoraphobie, est la place idoine pour une vraie campagne.
2/ la fascisation de Sarkosy. Vous aurez beaucoup de mal à me faire perdre l'idée qu'un Etat où la police est devenue une menace (et je ne dis même pas "est ressentie comme une menace" parce qu'à un moment, faut savoir être honnête et ne pas nier les réalités) pour une partie de sa population n'est pas doucement en train de basculer dans le fascisme. Et la police, ce n'est et cela ne sera jamais autre chose que le pâle reflet de son chef.
3/ Les licenciements. Je laisse le dernier mot sur ce point au soc-dem que vous êtes. Ou à Lutte Ouvrière. Ou à l'Humanité. Ou à la C.G.T.
C'est tellement vaste, la sociale-démocratie, que je vous avouerais m'y perdre quelquefois...
Rédigé par: Franade | 02 mars 2007 à 10:01
http://www.dailymotion.com/video/x19ggc_montebourg-et-bayrou
Rédigé par: bb-devore | 02 mars 2007 à 10:12
En buvant son petit café de milieu de matinée au boulot, lire ce genre de texte est un plaisir réel... J'adore la forme (j'adore), et j'adhère plutot à ce que je lis. Et il faut du talent, et vous n'en manquez pas, pour faire du aussi bon sur un réel "non évenement". (mais agréable cette biographie du Chant des Partisans, de Druon aux manifs anti CPE, il a déjà une sacrée vie ce chant... sans plaisanter, y a matière à un zoli zarticle :) ).
Qu'un rassemblement issu du gaullisme (qui ne l'est plus depuis belle lurette mais c'est une autre histoire) chante "le chant des partisans", c'est comme Duhamel qui trouve Bayrou sympathique au point de vouloir voter pour lui. Une non surprise...
Et que M. Hammady, qui est (je trouve) un trés bon, s'amuse à jouer les vierges prudes devant un Monsieur tout nu, c'est un peu risible et ridicule...
"Mais la connerie, en général, elle, se porte bien" --> ben vi :) Mais c'est d'autant plus grave de voir les polémiques à 0,30 centimes d'euros qui sont sorties quand on voit les sujets assez graves à mon sens que vous exprimez en fin de sujet. A croire que face à la catastrophe réelle que représente la situation à Airbus en ce moment, il est préférable de polémiquer sur les agences immobilieres de Neuilly, sur "kikoncite", sur les tailleurs et les chemises des candidats, et donc sur les chansons qui entourent ces derniers. C'est dramatique de conneries.
Enfin, attention (attention...) au raccourci "sarko - facho" (pas critique sur vous Claude...). Sur d'autres blogs, nous avons eu déjà des discussions, avec simplement pour rappel que les mots ont un sens. Dire que Sarkozy est fasciste ou en voie de fascisation, c'est grave, c'est trés grave. Car qu'utilise t'on ensuite comme mot pour le "véritable fascisme" ? Sarkozy est un homme de droite. Pas d'une droite dure, ni modérée. Et surement pas fasciste. Enfin c'est un autre débat.
Bonne journée à tous (il pleut dans le Gard, c'est triste).
PS : Claude, dans les sujets graves, vous auriez pu aussi parler des capitaux canadiens qui s'implantent de manière douteuse dans le Sud de la France, en Provence méditéranéennes... Ils en parlent pas les candidats :) (et ils ne parlent pas non plus du fait qu'une star qui joue dans Taxi 4 ne parvienne plus à trouver le chemin des filets, et que Marseille ça va pas en ce moment et c'est dur... et que Paris non plus d'ailleurs... Bouh :( )
Rédigé par: falconhill | 02 mars 2007 à 10:48
Alors là, en tant que militant du MJS (et fier de l'être par ailleurs) je veux bien admettre que vous ayez raison, même si cela ne casse pas non-plus trois pattes à un canard.
Faut savoir que c'est un sujet sensible, on touche au sentiments là : Un grand nombre de militants estampillés "MJS" sont extrêmement attachés aux chansons socialistes de "l'ancien temps" (mais "du bon temps", dirons certains, mais "rien n'a changé", me dirons d'autres, bref passons...).
Faut savoir également savoir que "l'internationale" préférée du MJS est celle SFIO'style avec des paroles légèrement modifiées, "Battons le fier quand il est chaud... SFIO !" Hum, à chaque fois que j'entends ça, lors de réunions militantes et autres meetings, je gueule en plein milieu "votez Goy Mollet" par provocation, et en général, ça calme.
Mais enfin bon, est-il nécessaire de provoquer une non-polémique sur ce qui est déjà une non-polémique ? Le problème d'internet et que l'on réfléchit souvent après d'avoir publier (et j'en suis le premier coupable).
Tiens pour le coup je m'en vais manger un bon Kebab-frites, pas sur que j'en revienne vivant.
Rédigé par: Jocelyn D. | 02 mars 2007 à 15:06
Donc, je résume :
Sarko va voir Druon et se fait chanter par des porte-micros
La MJs en fait une video et la diffuse
Et on fait un papier en blog pour dire que tout cela est creux ?
Beaucoup de bruits pour rien, en effet…
:-)
[la campagne électorale n'est pas une histoire de médias mais de récepteur, vous le savez, non ?]
Rédigé par: filaplomb | 02 mars 2007 à 17:24
Je ne sais pas comment j'aurais réagi si je n'avais lu ton article et survolé les commentaires associés avant visionnage, mais la troncature vidéo (ludique ?) de ce moment de convivialité entre Sarkozy et la presse présente me pose déjà problème. A savoir on peut y voir ce qu'on veut. Ma sympathie pour le candidat Sarkozy (ou ses idées mais cela devrait théoriquement revenir au même, non ?) est de l'ordre de l'antipathie la plus froide, mais le système Sarkozy évoqué dans cette vidéo n'est pas surprenant, même si très contestable. Pour faire court, la faute (professionnelle ou celle d'amateurs) aux journalistes présents de jouer à guignol en pleine pré-campagne présidentielle avec un candidat rompu à ce genre d'exercice, la faute à Sarkozy qui justement utilise à outrance ce système médiatique, la faute à ce genre de vidéos qui sortent du contexte (il devait certainement y en avoir un ?...) l'action de l'intéressé et jouent ainsi au jeu du raccourci d'idée, et la faute à pas de chance car j'aurais préféré ne pas avoir ma petite conscience politique à l'occasion de cette présidentielle 2007 qui me fait très peur au niveau du bourrage de crâne d'éléments non pertinents, de l'investigation journalistique générale très en dessous des moyens dont elle dispose (à priori) et d'autres choses bien plus essentielles. Pour rebondir sur ce qu'à dit Jocelyn D "Et on fait un papier en blog pour dire que tout cela est creux ?
Beaucoup de bruits pour rien, en effet…", c'est vrai et pourtant c'est bien sur ce point qu'il serait nécessaire d'insister, pas sur ce qui est ou semble creux mais pourquoi ce qui est ou semble creux prend autant d'importance ? La question est posé.
Rédigé par: Efferahenseka | 02 mars 2007 à 21:17
Je répète mais en mieux, la question est posée.
Rédigé par: Efferahenseka | 02 mars 2007 à 22:24
Blog très intéressant, mais s'il vous plait, il n'y a pas de licenciements prévus chez Airbus, mais des suppressions de postes. Ce n'est pas pareil.
Bien cordialement.
Rédigé par: Jérôme | 03 mars 2007 à 08:52
Je commence à en avoir plus que marre dans la campagne de récupération que mène Sarkozy.
C'est intolérable, j'ai rarement vus, en France, des manipulations aussi flagrantes sans que les gens, le peuple, ne s'en rends compte...
On nous vends le Sarkozy ami avec les jeunes des banlieus, le Sarkozy gauchiste, le Sarkozy qui veut faire l'ouverture, le Sarkozy gauliste !!??
MAIS QUI EST ASSEZ CON POUR CROIRE CA ?? !!
Je vous le demande ?
J'en ai plus qu'assez...
Rédigé par: Charles | 03 mars 2007 à 14:58
Je trouve inadmissible que personne ne semble se choquer de cette instrumentalisation honteuse. Certes, le chant des partisans n'appartient à personne, certes les journalistes sont libres de" vouloir rendre hommage à maurice druon. Toutefois, lorsqu'ils sont filmés à la sortie d'un meeting de Nicolas Sarkozy, à un mètre de lui... il faut admettre que cela ressemble fortement à un dérapage.
Que les journalistes servent la soupe à Sarkozy, on n'en doutait pas, mais de là à en avoir confirmation sur une chaîne publique à une heure de grande écoute, ça me scandalise.
Rédigé par: Aurèle | 04 mars 2007 à 14:08
Résumons,
Il est 23h passé, le Soir 3 diffuse les images de Nicolas Sarkozy en Gironde soutenu par Druon, illustré par une chorale journalistique entonnant Le chant des Partisan.
Dans le cadre de notre veille media, nous avions enregistré l'ensemble des 20h ainsi que les JT du soir des chaînes périphériques. Seules les images de France 3 sont filmées en contre champ et nous permet donc de voir que l'illustration sonore de l'évènement est assuré par les journalistes eux-mêmes, la journaliste d'Europe 1 en tête. Ainsi lorsque des millions de téléspectateurs sont devant leur téléviseur ce soir là, ce qu'ils voient et ce qu'ils entendent c'est NICOLAS SARKOZY SOUTENU et ADOUBE PAR "LE CHANT DES PARTISANS"...mise en scène journaliste qui volontaire ou non sert la campagne de NS. Hasard?
L'ensemble de la communication de l'UMP qui précèdent l'évènement (communiqué de presse et NS TV sur Sarkozy.fr) met Le Chant des Partisans en premier plan et Druon en arrière plan.
Selon l'aveu même de certains journalistes sur place, c'est pendant une attente interminable lorsque Sarkozy s'entretenait avec Druon que la journaliste d'Europe 1 s'est mise à répéter le chant emmenant avec entrain et humour l'ensemble de la troupe dans cette échappée lyrique.
Avisé, ou manipulateur, Sarko sortant, saisit le endebbed au vol, plus fort encore que le syndrome de Stockholm, c'est "au doigt et à l'oeil" que les journalistes sur place s'executent..."Vas-y, recommencez s'il vous plaît" (audible et visible sur la video que nous diffusons sur mjsfrance.org)
Que nous soyons mauvais joueur parce que Sarko est loin d'être mauvais dans son rapport aux media au-delà même des ses relations particulière. C'est un fait
Que la reprise électorale du chant des partisans nous hérisse le poil, quand nous l'avons chanté tout l'hiver pendant les manifs anti-cpe lorsque le même Sarko nous faisait charger par les CRS. C'est de bonne guerre.
Mais que les journalistes se transforment en bon public au point de donner un relief sonore indéniable à un évènement de campagne réussi, c'est là l'approfondissement de la berlusconisation de la campagne à laquelle nous opposons notre droit de critique.
Notre jugement pourtant n'était pas de l'ordre "du procès stalinien"...nous avons juste livré le son et l'image, en rappelant les liens étroits entre Elkabbach, Lagardère et Sarkozy en jugeant les comportement de la scène "CURIEUX".
Nous avons pu lire ou entendre, certains journalistes expliquaint que nous, notre candidate n'étions "pas au niveau", c'est leur droit le plus élémentaire. C'est une critique parmi d'autres...
Et bien, en tant que citoyens, cette fois-ci, nous avons aussi voulu dire que ce sont les journalistes eux-mêmes qui n'avaient pas été au niveau.
Une campagne électorale nécessite une exigence citoyenne de chaque instant, pour chacun, quelque soit sa place...
Que tous (nous nous y incluons) soient à la hauteur de l'enjeu...
razzyehammadi.poursegolene.net
Rédigé par: Chef à plume | 05 mars 2007 à 12:31