Donc, c'était en 2005 du côté de Novembre, un brave toulousain, je crois, constatant qu'on avait bousillé sa bagnole, dûment brûlée et le cadavre fumant tagué d'un viril et politique "Nique Sarkozy", avait explosé en disant: "Mais c'est pas Sarko qu'ils ont niqué, c'est ma bagnole!" Et cette phrase portait en elle un bon vrac de sagesse populaire.
Or donc, à l'époque, dans un paysage politico-médiatique bruissant, à gauche, d'aimable compassion pour les susdits brûleurs de caisses et de bus et d'écoles (et accessoirement de passagère handicapée dans un bus) un leader ouvrier avait refusé de marcher dans la combine: c'était Arlette Laguiller, qui expliquait justement que dézinguer la caisse du pauvre monde n'allait pas hâter l'heure de la Sociale, mais pourrissait juste un peu plus la vie de gens qui, déjà, ramaient pour s'en sortir. Arlette, dernière fleur de la classe ouvrière qui n'ira plus au Paradis, causait juste.
C'est pourquoi, retrouver Arlette du côté de la pensée correcte, après que d'aimables plaisantins aient entamé le dézingage joyeux de la gare du Nord (ou transite le populo du 93/95 qui trime à Paname), ça fait triste. Entendre Laguiller dire que le happening de mardi, prouve "qu'il y a une colère, voire une haine contre Sarkozy et sa police, et que les mots 'Kärcher' et 'racaille' ne sont pas passés dans tous ces quartiers, où la jeunesse vit des moments difficiles", ça nique le moral, pas Sarkozy, et ça montre que les campagne électorales ne rendent personne plus intelligent, et les vétéranes du bolchevisme tricolore n'échappent pas à cette rêgle.
Hélas.
L'aventure de la Gare du Nord est terrifiante; en soi, et pour ce qu'on en fait. L'immense culot de Sarkozy est devenu proverbial; plus il s'est planté, plus il a raison, la chanson est pathétique mais ça le regarde. Un pays où une émeute peut prendre, à une telle vitesse, où des voyous (terme générique) rassemblés à la vitesse grand V peuvent improviser, dans un lieu public, une mini-mini-guerrilla urbaine avec des flics carapaçonnés, est un pays où l'ordre public est assez mal tenu, si on peut se permettre, ô infaillible Sarko, grand maître de la police et la paix civile depuis 2002. Les flics, qui sont les flics du peuple, de la Nation, nos flics, ne gagnent pas la guerre. Mais leur général s'en rengorge, et en excipe des raisons de se réjouir: l'ordre a disparu, donc je suis le mieux placé pour le rétablir, donc votez pour moi. Mais à quel titre, ô, suprème gardien d'une paix envolée, sur quel bilan?
Il serait si simple pour la gauche et le centre de pointer ce lamentable échec, et de s'en tenir là. Si simple, en somme, pour Royal et Bayrou, de marteler que Sarkozy a failli à sa mission, a laisssé choir les policiers et braves gens qu'ils doivent protéger, a perdu une guerre sacrée, et est donc indigne, etc, etc...
Ils le font. Un peu. Royal-l'encadrement militaire et Bayrou-une bonne gifle au p'tit voleur ne sont pas a priori des tendres en matière sécuritaire. Mais, hélas, hélas pour eux, l'air du temps les entraîne à autre chose. Prenons la déclaration de la candidate socialiste: "Qu'un contrôle puisse dégénérer à ce point dans de graves incidents entre plusieurs centaines de personnes et la police nationale traduit une inquiétante dégradation de la confiance réciproque entre le service public de la sécurité et nos concitoyens." Ca a l'air vrai. Mais c'est à côté de la plaque. Sous la main, étrangement, comme si quelque chose la retenait. L'émeute en elle-même est ce qu'il y a de terrifiant. La destruction, le feu, l'ultra-violence, c'est cela qui pose problème -pas la protestation intiale contre l'interpellation musclée du fraudeur (dont on apprend, ouf, qu'il n'est pas clandestin aux 22 signalements, mais en rêgle aux 7 condamanations -respirons donc)...
Ce qui s'est passé gare du Nord, et ce que l'on en a vu à la télévision, renvoie aux plus durs affrontements de novembre 2005, aux commandos qui lattaient les gentils lycéens anti-CPE, à la bataille rangée des Invalides, quand des dizaines de "cailleras" avaient massacré manifestants et manifestantes... C'est cette violence brute, "barbare" aime dire la droite qui se garagarise la bouche des mots que la gauche n'utilise plus, qui peut terrifier. Et celle-ci a peu à faire avec le "rapport de confiance entre la police et la population"... Cette violence ultra plombe la société. Et détruit assez de gens, dans les couches populaires, pour qu'on attende que la gauche s'en préoccupe.
Dans la réaction de Royal, il y a un embarras et une confusion.
La confusion? La proximité avec les événements de la rue Rampal brouille la perception. Que des parents d'élèves et une directrice d'école empêchent des policiers d'accomplir ce qu'ils pensent être un travail indigne contre un malheureux Chinois, c'est estimable, sinon légal. Mais cela n'a rien à voir avec la destruction de la galerie commerciale de la gare du Nord! C'est une aimable blague que de décerner aux émeutiers le label de résistant à un ordre policier injuste, etc... Et s'en sortir en expliquant qu'il fauit payer son ticket de métro n'est pas suffisant...
L'embarras? Malgré sa volonté initiale, la cadidate s'est laissé happer par la langue de coton d'une gauche jamais guérie de sa dénégation de la question sécuritaire. Une dérive moralisante, fastoche (les flics ont tort et les délinquants toujours de bonnes raisons) confortable en somme, peut-être payable électoralement, croit-on, dans les quartiers... Et accélérée, évidemment, par les indéniables dérapages policiers, les réelles brutalités de fonctionnaires qui, parfois, oublient qu'ils sont au service du peuple -peuple des cités aussi- et par la jactance épuisante de Sarkozy...
Résultat? Une incapacité à dire les choses autrement qu'en discours politicien; évacuer la question de la violence pour s'en tenir à un simple dézingage de Sarkozy; perdre le fil du simple bon sens...
Et surtout, la gauche en est venue à un déséquilibre dont elle était sortie, au vieux temps du colloque de Villepinte, de Jospin et de Chevènement, dont an aurait cru que Royal et ses conseillers allaient reprendre le flambeau... La sécurité, première des libertés pour les couches populaires? On ne l'entend plus, ou bien mal, dans lamas de pathos et de symboles surjoués.
Ainsi, Clichy-sous-Bois, les deux jeunes morts du transformateur EDF, et les émeutes qui suivirent. Dans la geste de Royal, il ne reste que la commémoration de Bouna et Zyied, dans une imagerie renvoyant aux martyrs de la gauche... Qu'un politique majeur montre que les deux jeunes gens ne seront pas oublié est évidemment louable, compréhensible, heureux -tant de jeunes gens sont morts, dans nos arièrre-cours, dans l'indifférence générale... Mais cette commémoration fait passer à l'as ce qui devrait être la trame même d'un disocurs de gauche complet et cohérent; les émeutes de novembre ne sont plus vues que comme une irruption sociale; les policiers comme les agents d'un ordre injuste, voire, subliminalement, comme les assassins de facto du drame du transformateur; et on oublie que Claude Dilain, le maire socialiste de Clichy-sous-Bois, a réclamé, des années durant, qu'on installe dans sa commune un commissariat!
La gauche fait des ellipses, et ce faisant, génère ses propres injustices. Elle a aussi ses morts oubliés, et produit son sarkozysme à front renversé.
Dans les émeutes de Novembre, un brave homme avait été tué, à Stains, alors qu'il éteignait un feu de poubelle. Jean-Jacques Le Chenadec, 60 ans, mort le 7 novembre 2005, n'a pas eu de monument visité par Ségolène Royal. On a oublié de porter ostensiblement une gerbe à sa mémoire. C'était, pourtant, un homme du peuple, ancien de chez Renault, pilier des restos du coeur, descendu d'un coup de poing au coeur de la barbarie d'un automne.
Quelques mois plus tôt, un petit garçon de onze ans, enfant d'immigré parti un jour de fête des pères nettoyer la voiture familiale, était mort, pris dans une fusillade entre voyous dans la cour de sa cité de la Courneuve. C'est après sa mort que Sarkozy promit de "nettoyer au Kärcher" le quartier de ses délinquants. Vaine promesse, tant la sécurité n'est pas revenue. Le mot, "Kärcher", est resté, comme une preuve de la malignité sarkozyenne. Les socialistes s'en gargarisent, et même Arlette Laguiller. Sidi-Ahmed, 11 ans, mort le 19 juin 2005 d'une barbarie qui existe bel et bien, a été oublié. Lui non plus n'a pas de monument qu'on visite en campagne présidentielle, pour se faire bien voir d'un public larmoyant. Mieux vaut périr dans un générateur EDF, parce qu'on a eu peur de la police, qu'être tué, délibérément ou par hasard, par des voyous contemporains... Mais de là où ils sont, les morts, espérons-le, se moquent de nos pantomimes.
Pourtant, que la gauche serait juste, si elle savait se souvenir aussi bien de Bouna et Zyied que de Sidi-Ahmed ou Jean-Jacques. Dans la vraie vie, je vous assure, Ségolène Royal, ceux-là n'étaient pas ennemis.
Mon pauvre Claude, au train où tu y vas, tu va finir comme ce pauvre Finkie.
P.S.1 : difficile de contrer de Villiers dans ces conditions. N'est-ce pas ? Car au fond, lui et toi, vous allez bien finir par vous croiser. Attention tu es sur une pente glissante.
P.S. 2 : tu ne me la feras pas, moi, avec le genre "tu n'y connais rien". Vingt ans de banlieue, six côtes cassées plus un nez, plus une semaine d'immobilisation. Je les connais les lascars. Moins voyous qu’idiots. Des pauvres types le plus souvent, complètement à la dérive, macho et pauvres en vocabulaires et en analyse. Une reprise en main certes est nécessaire, mais tant que cette société, qu’au fond tu défends, restera telle qu’elle est, elle produira ce genre d’individus. Ce sont les mêmes qui peuplent les prisons comme aux Etats-Unis.
Rédigé par: Ajamais | 30 mars 2007 à 12:39
Comme d'hab... Franchement, c est tout le temps les mêmes histoires... C'est normal qu'il paye pas son billet cet homme là...
Un contrôle, une occasion pour foutre le bordel, il en fallait pas plus. Il semble également que tout était sur le point de se terminer lorsque les journaleux ont débarqué, ces branleurs qui se prennent pour des justiciers défendant la veuve et l'orphelin, ont rallumé la mèche...
Les 'cailles ont bien compris comment ça marche devant les Betacams des JRI, pas de problème...
C'est le même cirque pour l'école... Maintenant la mode c 'est de se rebeller...et le pétage de plomb aussi est à la mode, ça fait mieux, ça fait concerné par les problèmes du monde...
Comme cette Directrice d'école, représentant l'état Français, se rebellant contre les forces de l'ordre francaises... Mais parce que c 'est de la faute à Sarko... nous explique le PS, et plus particulièrement Jack Lang (QUOI !!??) ...
AAAAAAAAAAHHHHH, Sarkoooo, le méchant premier flic de France qui fait tout pour rétablir l'ordre républicain de base et anéantir des zones de non-droit où les Bus, les profs et les pompiers n'osent même plus travailler...
Quand Marie-ségolène Hollande sera présidente je vais faire la même... Lorsque l'huissier viendra réclamer les impots que je ne voudrai pas payer (parce que l'etat est inefficace et que je ne le cautionne pas..) je m'enfermerais chez moi, flinguerai par la fenêtre, j'hurlerais au scandale, je convoquerai la bonne Presse d'opinion et je ferais mon ptit cinéma... avec un peu de chance, d'autre français me suivent:
GREVE DE l'IMPOT donc plus de redistribution et la je suis mort de rire...
C'est vraiment le monde à l'envers.
Rédigé par: MOUTON NOIR | 30 mars 2007 à 13:55
Un texte qui fait du bien.
Car à entendre nos VRP du moment (de droite comme de gauche) ou la foultitude de commentaires labellisés "2.0" la nuance n'est pas de mise.
Il faut être du côté de, avec X et contre Y.
Et faut pas tergiverser Claude!! Il faut choisir sa boutique et y rester (cf 12:39).
L'ami Cruchot se (dé)montre totalement irresponsable et n'a rien compris aux conséquences que peuvent avoir ses propos, tant sur les citoyens que sur l'efficacité de sa politique
ET
d'autres responsables politiques, ne serait-ce qu'en raison de ce même devoir de responsabilité, ne doivent pas donner l'absolution à des personnes (avec un cerveau, un libre arbitre) qui doivent être sanctionnés.
Un peu de mesure, de recul, par pitié...
PS: Quant aux "lascars" soit disant trop "idiots" pour être méchants (cf toujours 12:39): Si j'étais visé par de tels propos, je le prendrais très mal.
Le moustachu qui a dit que le pire ennemi de la vérité n'est pas le mensonge mais les convictions, il mériterait d’être relu plus souvent. Ou alors il compte pas, il parle trop de libre arbitre.
Rédigé par: Dédé La Mine | 30 mars 2007 à 14:18
Mais non, mon vieux, méchants, vicelards, graine de voyou, tout ce que tu veux. Mais un voyou, un vrai, ce n’est pas ça. Un voyou, ça ne prend pas un an de tôle pour avoir tabassé un flic pour rien. Un voyou c’est quand même un peu plus malin que ça, même s’il ne faut pas trop en avoir dans le cervelas. D’ailleurs, jette un œil sur le profil des condamnés ? tu verras, c’est pas ce que tu crois. Même pas d’la racaille. Les cailleras, ils ont filé.
Ta police, c’est pareil. Des incapables. Ils arrivent et boum : émeute. Efficace ! Du doigté. Des vrais pro qu’il faudrait. Cette police c’est de l’esbroufe. Comme leur maître. Rien que la gueule.
Rédigé par: Ajamais | 30 mars 2007 à 14:32
C'est sur, Claude, que tu vas pas te faire bien voir de tout le monde. Mais perso, je t'approuve sur beaucoup, beaucoup de point. En particulier sur cette phrase :
"perdre le fil du simple bon sens..." --> j'ai l'impression, en entendant certains, que le bon sens s'est barré depuis un moment.
Personnellement, j'ai été choqué de ces évenements de la Gare du Nord. Choqué de la politisation du truc. Et choqué qu'on trouve des circonstances atténuantes (par des attaques hors de propos de Sarkozy) à des délinquants totalement fous. Aucune excuse à vandaliser une gare, aucune excuse à la dégradation de biens publics et privés. Aucune excuse.
Non, pas content du traitement de ces évenements par les politiques (tous, car pas un n'a relevé le niveau, Sarkozy y compris qui se fait mousser en surfant sur ça).
Rédigé par: Falconhill | 30 mars 2007 à 21:02
Si Royal doit construire des stèles de toutes les conneries générées pas NS, eh ben, il ne lui restera pas beaucoup de temps pour la campagne !!
Alors, bien sûr, que tous ces drames sont terrifiants. Mais, ce n'est qu'à l'occasion de la mort de ces deux ados que nous avons connu ce mois d'émeute.
Ne pas reconnaitre la responsabilité de NS est d'une mauvaise foi hallucinante.
Qui sème le vent, récolte la tempête.
Rédigé par: Louise | 30 mars 2007 à 21:44
@louise
Sarkozy a bien des défauts et notamment celui de compenser par un verbe provocateur, voire hystérisant, les ratés de son action. Mais les principes d'une action sécuritaire n'ont riend e condamnable. SR serait plus forte si elle revendiquait également la mémoire d'un môme ou d'un retraité innocents victimes directes de la violence brute des délinquants, et pas seulement, comme elle le fait, le souvenir de deux jeunes gens innocents victimes indirectes d'une poursuite policière... C'est elle qui explique, à propos de la Marseillaise, que les symboles élèvent le peuple!
Rédigé par: claude askolovitch | 31 mars 2007 à 07:48
Je suis désolée Mr Askolovitch, mais je continue à penser que votre manière de voir les choses n'est pas "juste". Je n'ai jamais entendu SR glorifier les "voyous" si important à la campagne de NS. Jamais. Et je n'ai pas le moindre doute quand au fond de sa pensée sur le sujet. Concernant la délinquance, son propos me paraît assez clair. On s'est assez insurgé contre les "camps militaires", c'est pas super laxiste comme mesure ça !
J'ai souvent le sentiment, à vous lire, que vous avez, vis à vis d'elle, une exigeance plus intransigeante que pour les autres.
Dans une election normale, à savoir sans JMLP, sans NS, je ne voterais pas pour elle, même si sa faculté à rester debout malgré tout ce qu'elle reçoit commence à sacrément m'impressionner. Mais, peut-être, suis-je par trop naïve, un peu idiote aussi, mais la France de NS m'effraye, celle de JMLP me tétanise, et celle de FB m'ennuie.
Et contre eux, je ne vois qu'elle.
C'est peut-être très court comme raisonnement, mais je n'en vois pas d'autre.
Rédigé par: Louise | 31 mars 2007 à 08:23
@claude askolovitch
Le simple bon sens.
C'est quoi le simple bon sens ?
Rédigé par: stubborn | 31 mars 2007 à 14:18
Tout à fait d'accord avec vous, Louise, NS peut raconter n'importe quoi sans que ses erreurs et approximations ne soient relevées par la presse(exemple, ses propos récents sur les fonctionnaires des douanes dignes d'une conversation de café du commerce, alors qu'il devrait connaître parfaitement le sujet puisqu'il a été à 2 reprises ministre des finances et maire d'une ville, Neuilly, où a été implantée pendant 50 ans l'école nationale des douanes). A SR, en revanche, on ne pardonne rien, je trouve cette différence de traitement insupportable. Je suis également bluffé par le courage de la dame à rester debout, malgré les attaques. Chapeau bas !
Rédigé par: ludovic | 31 mars 2007 à 20:01
Eh bien moi, je trouve qu'il a parfaitement raison ce cher Claude dont j'apprécie chacun des commentaires. Ségolène Royal sur le sujet n'a pas été trés bonne, mais elle a malgré tout condamné le fraudeur et la violence, mais c'est vrai qu'elle est gênée aux entournures pour être plus convaincante. L'image qu'elle a envoyée dans les quartiers lors de sa visite n'est pas terrible pour beaucoup de gens. Il ne fallait pas aller commémorer Ziad et Bouna ou bien parler aussi de toutes les victimes de la violence dans les banlieux.Elle fait exactement ce qu'il ne faut pas faire sur le sujet, est-ce que ça va plus payer que le contraire ?
Rédigé par: Aniri | 31 mars 2007 à 22:33
Et de plus j'ajoute que j'aimerais voir la réaction de tous ceux qui comprennent ces pauvres casseurs comme Arlette Laguiller devant une de ces bandes. A votre avis ?
Rédigé par: Aniri | 31 mars 2007 à 23:03
@Aniri
Est-il possible d'avoir juste un peu de nuance, de mesure ?
Nul question de prendre une défense de principe, mais seulement de s'estimer choqué et plus qu'étonné des proportions démesurées de cette affaire.
Comment est-ce que cela peut dégénéré comme ça, si vite, pendant 7 heures !!!!!
C'est la forme, la méthode qui déconne, pas le point de départ.
Amalgame de mauvais esprit, quand tu nous tiens.
Et puis, Arlette, franchement, quel exemple, si LO était un parti de grande démocratie, depuis le temps ça se saurait. Du coup, aucune envie de commenter l'explotation sans queue ni tête qu'elle en fait.
Pour terminer, c'est vrai que NS, dans les banlieues, il est parfait. Un sans faute.
Rédigé par: Louise | 01 avril 2007 à 08:19
Merci pour ce très beau billet
rejeter la faute des événements sur N Sarkozy est un bon moyen d'éviter de réfléchir. Faut il rappeler Vaux en Velin, les bagarres dans le centre commercial de la Part Dieu à Lyon, la très forte croissance des violences non crapuleuses sous le gouvernement Jospin? ne vaut il pas mieux essayer de comprendre ce qui se passe est chercher ce qu'on peut faire? c'est vrai qu'on est en campagne électorale....
Une démocratie a un besoin absolu d'une police, sinon c'est chacun son fusil. On ne peut donc accepter l'attitude de ceux qui attaquent la police en général. Une démocratie a aussi besoin d'une police respectueuse des régles donc d'une grande attention à tous les abus possibles. On ne peut donc accepter l'attitude de ceux qui tolèrent tout comportement des policiers par principe
Pour en revenir à la directrice d'école, certains ont pris l'habitude de contester certaines lois qu'ils estiment injuste. On peut le comprendre, à condition que cela ne soit pas toutes les lois par principe. On peut moins le comprendre quand il s'agit de gens qui étaient au pouvoir il y a peu et qui appliquaient à peu près les même lois
Si des gens se mettent hors la loi pour défendre ce qu'ils considèrent comme la justice, il faut aussi qu'ils sachent en accepter les conséquences comme le faisaient des Martin Luther King ou des Gandhi
En quoi le fait d'être directrice d'école dispense t'il d'assumer les conséquences de ses actes? est ce plus grave de mettre en garde à vue une directrice d'école que tout autre citoyen?
Rédigé par: Verel | 01 avril 2007 à 21:02
Sur le blog de FOG:
http://lepoint.typepad.fr/fog/2007/03/la_chance_de_sa.html#comment-65058986
http://lepoint.typepad.fr/fog/2007/03/la_chance_de_sa.html#comment-65058986
http://lepoint.typepad.fr/fog/2007/03/la_chance_de_sa.html#comment-65058986
Rédigé par: Tomy | 02 avril 2007 à 12:35
RACHEL COSTARD
Alors que des policiers manifestaient, voilà peu, afin de faire reconnaître leur profession comme étant à risque, en attendant la réponse du gouvernement, voici que l’actualité leur donne raison. C’est déjà ça ! C’est déjà ça parce que dans mon camp, il s’en trouve encore pour défendre les délinquants, pour parler de « Police de Sarkozy », comme si elle n’était pas avant tout la nôtre, et pour lui attribuer la responsabilité de tout ça. Il paraîtrait que la Police provoque. Du coup je m’en vais faire encore l’original de gauche, en témoignant mon soutien à la Police.
Outre le fait qu’elle a voté à gauche lors des dernières élections professionnelles, qu’elle a démontré un sacré sens de la retenue pendant les émeutes de l’automne dernier et que j’en connais même qui lisent le « canard enchaîné », je tenais ici, à saluer le sens chrétien avec lequel elle accueille les pavés, les boules de pétanque, les barres de fer, les poubelles enflammées, les cocktails Molotov et même les arbres en pot. Ce n’est plus la Police Nationale Française. C’est devenu la Police du Vatican. Quand on lui balafre la joue droite, elle a pour ordre de tendre la joue gauche. Vous voyez que j'ai raison, quand je vous dis qu’elle est à gauche, notre Police, respectueuse et polie qu’elle est… Pour preuve, je peux vous affirmer que la dernière fois que j’ai travaillé avec des policiers, c’est moi qui ait dû proposer le tutoiement…Cependant comme ce billet minable ne suffira pas à témoigner un soutien digne de ce nom, je propose à la Police de lui démontrer la chaleur de mon soutien, en me permettant d’inviter au restaurant, la très jolie chef de la Compagnie de Sécurisation, la très jolie Rachel Costard.
Toutefois, comme moi aussi, je suis de gauche et que par conséquent je me dois d’être à l’écoute du peuple, même quand je n’entrave que dalle à son dialecte suburbain tout pourri, il convient d’être responsable en traitant la problématique de la « provocation ». Il paraîtrait, ouaich, ouaich, que la Police « provoque » la jeunesse, re-ouaich ! Supposons-le un instant puisque je suis prêt à l’entendre. Néanmoins pour l’admettre, j’aimerais que ces "jeunes"-là m’expliquent ce que les profs bien plus à gauche encore, les médecins bien serviables, les pompiers bien plus serviables encore, font de si provoquant pour se prendre, dans les mêmes quartiers, les mêmes coups de couteau, les mêmes pavés, les mêmes boules de pétanque, les mêmes barres de fer, les mêmes poubelles enflammées, les mêmes cocktails Molotov et les mêmes arbres en pot, que notre Police Nationale???
Comme je laissais entendre plus haut, tout ça est une question de langue. Ils doivent confondre les mots provoc et parano. Ils ne sont pas provoqués. Ils sont paranos tous ces zozos hystériques…
Inspecteur SIL i-criminologue sur
http://republicoin.blogspot.com
Rédigé par: SIL | 02 avril 2007 à 22:11