Re-salut, ça faisait trop longtemps. Pas eu envie de blogguer depuis quelques jours, pourtant, y aurait eu de quoi faire... Mais drôle de campagne et drôle de métier. Hier soir (mercredi), suis allé à RTL refaire le monde face à Marie-George Buffet. L'émission démarre drôlement, par des questions de mes petits camarades de jeu sur le bilan du communisme, et l’échec des régimes du même nom, et quand donc le parti va-t-il disparaître?
Evidemment, on n'a pas parlé que de ça et elle -un peu métronome, hélas, automatique dans ses expressions -les hommes et les femmes et les travailleurs et les travailleuses et patin et couffine- a pu dérouler son plaidoyer pour une gauche vraiment sociale, assortie d'un coup de griffe pour l'ingriffable Ségolène Royal: "Moi, Aulnay-sous-Bois, j'habite à côté, je n'y vais pas qu'en campagne électorale..."
Mais là n'est pas le sujet, ce sera un autre jour, le jeu de la grande gauche et du social et de cette banlieue dont le PS vient de redécouvrir, à Aulnay, qu'elle était aussi ouvrière et industrieuse, pas seulement un patchwork de cités et de jeunes en mal d'intégration...
Mais laissons cela et revenons au communisme, à Buffet, et à nous. Car c'est à nous que je m'intéresse -nous des media, donneurs de questions et poseurs de leçons, même à l'insu de notre plein gré... Nos réflexes et nos évidences, et nos... Après l'émission, on bavarde avec Nicolas Poincaré, sur notre entame "historique" sur le communisme et son bilan, et Madame Buffet, dites-nous du mal des anciens pays communistes... Elle me gêne. Je le dis à Nicolas et aux copains. Je trouve étrange, cette attaque de match... Parce que réservée à certains invités, jamais aux autres. Por exemplo: on n'imaginerait jamais un débat radio/télé s'ouvrir ainsi: "Bonjour Ségolène Royal, comment vous situez-vous par rapport aux reniements successifs de la social-démocratie française, va-t-en-guerre dans l'union sacrée de14, colonialiste en 56 sous Guy Mollet, boursière sous Mitterrand ?” La Ségolène saurait répondre, d'ailleurs. Mais ce sont des questions qu'on ne pose pas. On va direct aux choses sérieuses (les sous-marins, les mensonges de Sarkozy, tout ça quoi...)
Vous me direz queles péchés du molletisme sont moins ignobles que le goulag, ce qui est assez juste. Mais l'abandon du pacifisme en 14, la guerre en Algérie, les yoplaboums économico-sociaux des socialos contemporains, ont été réalisés par les socialistes français eux-même, quand les cocos de France étaient de pâles idiots de supporters validant des ignominies auxquelles ils ne prétaient pas la main. La Marie-George Buffet, vendeuse de "dites nous Monsieur Marchais" et employée municipale à Bagneux quand Brejnev cacochymait au Kremlin, a cru en bien des bétises, mais elle a peu envoyé de gens au Goulag (pas plus que SR n'a envoyé de pioupious dans les djebels)... Et ce qu'elle porte aujourd'hui, sur le désespoir des petites gens de France, a peu à voir avec la Kolyma...
Et de toute manière, la question est ailleurs. Ce n'est pas un débat de fond, mais une question de taille. de taille critique. Traduction: au-delà d'une certaine taille, on se fait moins critiquer. La question, elle est chez nous. Journalistes (je me mets dedans) enclins à prendre les petits à la légère et à traiter les gros en gens sérieux. Plus durs avec les minables, les nains qui osent pointer leur nez (mais tu vas crever, fichu PC, tu vas de décider à disparaître nom d'une pipe! Ainsi trépignons-nous dans les travées de la presse, quand le match devient ennuyeux).
Il y a quelques années, la tarte à la crème, dans le genre, c'était le courageux débat sur "la vraie nature d'Arlette", maman Laguiller qui, vous savez, oh! oula! était communiste, une bolcho, une sectataire d'octobre 17! On en faisait des tonnes et dans le genre grands investigateurs, découvrant un vache de secret que Lutte ouvrière, en somme, n'avait jamais caché. Il suffisait d'acheter leur canard pour être édifié. Mais le sublime numéro des journalistes qui n'ont pas peur de dire la vérité, permettait de passer à l'as l'ancrage de la dame rouge dans ce vieux pays agressé, que des gens l'aimaient, pour sa dureté même, et ce qu'on a vait fait au peuple, depuis un moment... C'est toujours vrai, d'ailleurs, que des gens aiment Arlette, même sur le déclin, même si je ne suis pas vraiment bolcho moi-même (au fait, Thorez, en 45, était bolcho, et même stal, et pesait pourtant 25% de l'électorat, et gouvernait sous de Gaulle, et c'était plus important que les prêches d'Arlette, non?), et alors? On nous enquiquine moins sur sa "vraie nature", tant elle ne fait plus peur... Mais allez savoir, si cela revenait.
D'ailleurs, même pas besoin de faire peur pour être bastonné par le système. En ce moment, c'ets le tour de Gérard Schivardi, ce brave maçon audois qui veut nous sortir de l'Europe et qui parle comme on cause tout en bas de la France, dans l'Aude où des angliches débarqués de Ryanair font exploser le prix du foncier, tandis que des viticulteurs arrachent leurs plants de vigne -et parfois se foutent en l'air, çan arrive. Schivardi mène une bataille qui lui parait essentielle, pour les petites communes rurales et leur autonomie, défend la figure du maire, ce vieux notable républicain. On en pense ce qu'on veut, en somme. Mais lui n'a plus le droit de le dire. UMP et PS, ces monstres, ont écrasé la mouche. L'association des maires de France des illustres Pélissard (UMP) et Laignel (PS) lui a envoyé la justice, à Schivardi, sur une idée originale semble-t-il du socialo ex-chef des armées Alain Richard. Et la justice a puni le voleur de poules! "Schivardi, candidat des maires", c'est fini, censuré, interdit, ah mais! Comme si quiconque pouvait penser que "candidat des maires" pouvait suggérer autre chose qu'un engagement, une position de principe...
Ah, que j'aimerais voir une association du drapeau faire interdire à Ségolène Royal de se draper dedans, une association des sécuritaires de France plomber Sarko... La manoeuvre ets d'autant plus pathétique que Schivardi, vieux socialiste devenu héraut du parti des travailleurs, un groupe trotskiste, laïque, franc-maçon et républicain, n'allait certes pas faire turbuler le système! C'était gratuit, cette méchanceté. Juste pour rappeller aux petits de se tenir à leur place?
Avant d'être bastonné par les juges, au fait, Schivardi a été taclé par (une partie de) la presse, étiqueté taupe trotskiste, un nouveau Jospin en somme, puisqu'il est soutenu par ce Parti des travailleurs, successeur de la vieille OCI qui forma, il y a plus de 40 ans, l'excellent Lionel et l'envoya en mission secrète au PS, avec le succès que l'on sait. Les articles qui renvoyaient Schivardi à la duplicité des bolchevistes-sécurité sociale de Lambert, étaient en général rédigés sans jamais demander son avis à l'intéressé, c'était plus simple. En revanche, on a des sources dans la presse, certains journaleux désireux de s'informer sur le PT, allaient interroger... la Ligue communiste révolutionnaire, la boutique trotskiste rivale, celle de Besancenot, évidemment plus fréquentable! C'est Alain Krivine, le référent de la marque LCR, qui me raconte ça, en riant... Alain, tu ne devrais pas rire, petits partis de tout le pays, unissez-vous! On rigole.
On ne devrait pas.
Car, dans un pays où l'Assemblée nationale est verrouillée, faute de proportionnelle, où l'élection présidentielle détermine tout, où les quatre principaux candidats illustrent, chacun à sa manière, un principe du leader charismatique en lien direct, voire mystique, avec le peuple, ce sont les petits candidats, avec tous leurs défauts et tous leurs excès et tous les agacements qu'ils peuvent susciter, qui nourrissent, pourtant, le débat démocratique. Et les assassiner, en loucedé, comme on le fait trop souvent (ma pomme incluse, encore) est une vilenie. Consciente ou non.
Pendant ce temps, évidemment, tout en haut, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît. Heureusement qu'on peut sourire.
Bayrou le révolutionnaire, qui voulait tout faire péter au nom du peuple, explique désormais qu'il faut débattre entre gens sérieux, sur internet, juste à quatre, sans les petits -se souvient-ils qu'il fut, jadis, un candidat sous la barre des 10%, et n'en était pas moins pertinent?
Ségolène Royal a dit "ignoble" à propos de Sarkozy, son amalgame entre immigration et identité nationale (elle n'avait pas forcément tort à propos, mais elle ne s'en souvient pas. Elle se rappelle juste qu'elle est une femme et que c'est une bonne raison pour l'élire, elle l'a redit dans un forum de "Elle", ça devient répétitif.
Nicolas Sarkozy, qui fut, s'en souvient-il, ministre du Budget d'Edouard Balladur en 93, reprend à son compte et revendique l'expression “Munich social” utilisée alors, contre Balla et les siens et leur "pensée unique", par le tonitruant gaulliste Philippe Séguin!
On en passe, forcément. Délibérément. Mais pourquoi faut-il considérer que ces habiletés-là sont moins graves que les envolées utopiques des nains de l'élection?
Je vous lis souvent avec plaisir, mais là je vous trouve un poil de mauvaise foi sur Mme Royal :
Ségolène Royal trouve l'amalgame immigration/identité nationale ignoble, ce n'est pas une attaque perso à Sarkozy. Mais lui se confont avec ses idées et le prend pour lui, ce qui est plutôt inquiétant... et vous vous semblez pensez de même?? N'y a t-il pas une différence entre l'individu et ses idées? Quand Simone Veil soutient que ce même amalgame est "grave", elle ne dit pas que Sarko est grave!
Concernant l'argument du féminin comme argument de vote, lisez Christine Ockrent (interviewée dans votre journal cette semaine) et vous verrez qu'effectivement ça peut-être un argument, il y a un style différent, pas forcément meilleur, pas forcément plus efficace, mais différent ; mais c'est un argument parmi d'autres et c'est bien ce que dit Royal. De plus, lui reprocher de jouer de sa féminité quand tant d'hommes en politique ont joué et jouent de leur masculinité, je trouve ça dingue!
Rédigé par: Cécile | 05 avril 2007 à 18:05
reflexion du jourNavajo a dit…
Classer schivardi a l'extrème gauche, c'est dire que sortir de maastrich est extrème gauche.
C'est donc tomber dans un piège qui est d'admettre que tout ce qui n'est pas dans la pure ligne de la concurrence libre et non faussée est extrème gauche. C'est dire que extraire des domaines d'activité du marché, pour les faire prendre en charge par l'état est d'extrème gauche.
Voila le piège savant du capitalisme décomposé par la suraccumulation, faire admettre que de mettre a l'abris du marché certains domaines serait d'extrème gauche.
Je ne chercherais pas plus loin le desarroi de millions d'électeurs qui aiment l'intervention de l'état pour certains de leur besoins.
Et je ne chercherais pas plus loin l'incertitude quand a l'issue de cette campagne.
Amitiés résistantes, et bien sur pour Schivardi.
Navajo
P.S. merci de ce coup d'humeur
Rédigé par: Navajo | 06 avril 2007 à 00:25
Je me refend d'un commentaire pour dire que si on trouvait au moins 5% d'articles voyant et faisant reigner la vrai analyse politique comme c'est si bien fait dans cet article et bien..
Je ne serais pas obligé de jouer les journalistes et autre type de commentateur amateur, car j'aimerais bien laisser cela aux pro qui le feraient avec du talent eux au moins et avec telement moins de fautes d'ortographe.
Pour un journalisme indépendant
Je voterais schivardi (par contre militant je le suis :)))
Rédigé par: Navajo | 06 avril 2007 à 02:44
"Ségolène Royal a dit "ignoble" à propos de Sarkozy, son amalgame entre immigration et identité nationale (elle n'avait pas forcément tort à propos, mais elle ne s'en souvient pas. Elle se rappelle juste qu'elle est une femme et que c'est une bonne raison pour l'élire, elle l'a redit dans un forum de "Elle", ça devient répétitif."
Ce qui devient répétitif, c'est votre mauvaise foi... elle reconnait avoir dit ignoble c'est sur l'amalgame et non sarkozy... que vous soyez antiroyal, grand bien vous fasse mais évitez de tomber dans la caricature.
Rédigé par: marc | 06 avril 2007 à 08:45
Cécile, jouer de sa féminité (si tu as lu le dernier numéro de Marie Claire ...) bien sur mais ceLA ne doit pas être un argument, c'est une manière différente de faire de la politique. Son attitude doit nous la montrer, mais le dire la dessert. Car les idées n'ont pas de sexe, Tatcher nous l'a montré. Et Ségolène Royal n'est pas la seule femme à être candidate.
Rédigé par: Laurent | 06 avril 2007 à 08:50
Un million de femmes s'énervent (notamment contre Asko):
http://www.1milliondefemmessenervent.org/appel/
Rédigé par: oblodo | 06 avril 2007 à 11:43
Sympathique de vous relire.
Vous posez une question pertinente : pourquoi toujours rammener le PC sur son passé pas glorieux ? Déjà, il en a un, et je ne suis pas choqué que l'on demande à des partis qui ont des références passés assez douloureuse (FN, Extreme Gauche, PC aussi) ce qu'ils en pensent.
Néanmoins, j'ai la faiblesse de penser que que cette question a souvent été posée au PCF. Et j'ai aussi l'impression que dés lors que le PCF a accepté l'exercice démocratique du pouvoir en France, il se respectabilise.
Je n'oublie pas non plus que le PC, en France, était du "bon coté" de la barrière dans les années 40. Donc oui, je comprends le sentiment de Claude, le "soupir" devant des questions toujours répétés.
Peut être qu'on peut passer à autre chose.
Pour les "4 lignes" sur Royal qui vampirisent les commentaires, il est quand même incroyable que la critique sur cette dame soit impossible. Respirer un peu, prendre le militantisme de manière moins "fondamentaliste", accepter la discussion, la critique, sans y voir toujours derrière "haine" ou "mysoginie honteuse", ça serait bien et reposant. Et la critique vaut aussi pour les fondamentalistes de droite Sarkozyste.
Dans démocratie apaisée, y a le terme apaisée.
Enfin, sur le passage concernant Schivardi, bon visiblement y a les militants qui viennent déposer la bonne parole (sur le blog perso surtout), et copieent-collent leurs messages. Je ne suis pas fan de Schivardi, je trouve qu'il pousse la démagogie au confin d'un certain ridicule. Le gardois que je suis pense aussi que rural ne veut pas forcément dire plouc, ni irréalisme. Sortir de l'Europe ? Même JeanMarie LePen ou Arlette Laguiller n'osent pas...
Néanmoins, il y a une suffisance méprisante dans le traitement médiathique de Schivardi, qui n'est pas sans rappeler le traitement assez méprisant que la presse a eut avec Gluckstein et Ramade il y a 12 ans. Les "- de 1 %" méritent peut être un peu de respect, et je n'ai pas eu le sentiment que les attaquer toujours sur leurs "affaires" (aujourd'hui, l'histoire des Maires...), sur leurs cotés un peu "louches" parfois, soit trés honorable de la part des médias et des journalistes.
Et pour autant, la démagogie n'est pas que le fait des "petits", en effet... Et plus elle avance, plus je suis déçu de cette campagne. A croire que le 21 Avril 2002 et l'esprit de Mai, c'était du vent. Du vent...
Bonne fin de semaine à tous.
PS : j'aime beaucoup le nouveau modèle du blog. Classieux et sympathiquement joli.
Rédigé par: falconhill | 06 avril 2007 à 13:36
cher Claudio, on aime votre blog et on l'attend :-)
permettez cependant de ne pas vous emboîter le passement de jambes quant à votre bonhommie digne de la civilisation Bonobo, laquelle n'en finit pas d'être réestimée à sa juste valeur, concernant les candidats de la Gauche de la Gauche.
aller, va pour un bise sèche à Mamma Marie-George, au garçonnet Besancenot et à cette publicité vivante pour le Chivas-Régal, le Schivardi ( un bisous ou plus selon les affinités bonobiennes de chacun ).
mais verser dans le soutien sinon le respect de ces modèles politiques, non merci, passement de tour...
cette introspection et ce retour sur soi de votre part est assez surprenant lorsque l'on se rappelle vos "papiers" pour l'Obs rapportant vos immersions dans ces milieux de l'ultra gauche. il y aura toujours plus d'intelligence et d'apropos dans vos descriptions et analyses grâce auxquelles beaucoup de gens nés dans les années '70 comme moi, ont pu faire le point et donc voir plus clair sur ces officines artificiellement médiatisées et faussement bon-enfants, que dans leurs pseudo-propositions d'organisation de la société.
non Marie-George ( c'est presque marrant de l'élever au rang de "Ségolène", comme si son "page rank" de cognomen était l'égal de celui de l'Auguste socialiste ) n'a jamais rien prouvé ni intellectuellement ni politiquement et son ravissement post-référundaire de 2005 est plus pathétique qu'autre chose.
oui elle doit toute sa carrière à l'alter-Geroges [ cet inénarrable ouvrier à la fierté consciencieuse des Usines Messerschmitt ], à un suivisme digne d'un Duclosisme de bon aloi, digne d'un PC irréformé des années '50. ce n'est guère plus glorieux d'être la joyeuse figure emblématique d'un parti toujours aussi douceureusement Marchaisien, toujours autant en train de tirer le diable par la queue mais toujours miraculeusement sauvé par la fête du Muguet et par sa soeur de lutte la fête de la Jonquille. (vive le happy-ending économique du Réalisme Socialiste!).
pour Schivardi, le nouveau "bidule" de l'éternel Boulangiste Gluckstein, vous avez tout dit...
on pourrait peut-être rappeler, le plus cruellement possible j'espère, que le Brésil a lui aussi un représentant du Parti des Travailleurs, vous savez l'obscur LULA Da Silva, vraiment peu de chose, on l'accordera, au regard de l'offre Dionysiaque du Paysage politique français, cet illustre théatre du comique involontaire universel qui fait se rouler par terre, en privé, tous les commentateurs du monde entier (je peux modestement en témoigner, étant "en poste" dans le Quartier Europe à Bruxelles)...
A+, Claudio ( sur ce coup, vous donnez l'impression de caler devant cette défense à 4 à plat, ce catenaccio funeste (Marie-George, Olive, Arlette et Dan, avec José en Libéro) qui rend la gauche stérile depuis des plombes ).
faire son Shevtchenko et rechercher le beau jeu consensuel, c'est bien, mais quelquefois de transformer en un Drogba efficace quand le sujet l'exige n'est pas mal non plus :)
Rédigé par: allyouneedislov | 12 avril 2007 à 09:40
Voici une prose moins empasée que la précédente, mais je ne crois faire aucune crise d'orgeuil en pensant qu'elle est moins creuse.
Le cpc un clone du cpe (en plus gratuit un an pour les patrons alors que cpe seules les cotisations secu étaient volées par le patron).
Le livret de sego dans son edito parle de nous faire prendre des risques(je suppose que cela se voulait positif).
Moi la sego me fait aussi peur que sarko et bayro
Le vote utile, c'est glissement a droite, a droite, a droite,... Au point que c'est des retraités militants ouvriers qui se mettent a l'abstention.
C'est pour cela qu'il faut faire connaitre la deuxième voie, la voie de la sortie de l'union européenne et de la construction d'une europe des travailleurs contre le chantage au chomage et aux délocalisations. Une europe des travailleurs qui prenne en main la politique économique et industrielle par l'abrogation du traité de maastrich, la nationalisation, l'annulation de la dette crée par et pour les capitalistes.
Aujourd'hui l'union européenne de maastrich a instauré une forme de gouvernement par groupe de pression, au détriment de toute forme de démocratie. Notre parlement enterine, notre gouvernement transpose, notre justice s'incline.
Il suffit de ces methodes de lobbyistes* pour mesurer quand la mesure du cpe, ou de fermeture des maternités a le plus de chance de passer et comment reussir son passage avec la passivité de l'opinion. Il suffit que les lobbistes indiquent aux politiques quelques soient leur couleur (au point qu'on croit tous êtres daltonien) comment gerer les affaires publiques auparavant européenne et de plus en plus locales. Non ce n'est pas la république laique et indépendante, non c'est tout sauf de la democratie c'est a dire du pouvoir au peuple.
Et qu'est-ce qu'on nous dit ? Faut s'adapter, y a des privilégiés sur ton pallier, on va partager les restes selon un calendrier.
Non arrétons le retour aux damnés de la terre, ne redevenons pas des forcats de la faim.
Ces presidentielles ne sont surement pas la lutte finale mais :
Il existe un vote utile, le vote de la révolte contre le cadre antidémocratique, antiouvrier.
C'est le vote Schivardi, qui est le seul vote qui parle de prendre des mesures radicales contre la barbarie capitalistes qui s'installe en France, en Europe, et dans le monde.
Vous êtes travailleurs actuel, futur, ancien, occupé ou inoccupé, Votez Schivardi si vous avez l'instinct de conservation . N'oubliez pas le 29 mai, le jour de la grande tarte qu'on leur a mis.
Navajo
*lobbyistes : Un bon exemple vaut toutes les explications. Voici un morceau de prose de lobbyiste ayant pignon sur rue.
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Le dialogue
Pour agir avant qu'il ne soit trop tard, pour négocier avant qu'une décision ne soit prise, il paraît intéressant de prendre l'initiative du dialogue et de la concertation. Comment réunir sur un sujet donné les acteurs de la décision ? Comment mettre en valeur et défendre vos positions ? Comment rapprocher les points de vue et comprendre les arguments de ceux qui seraient défavorables à vos positions. [Nom du lobbyiste ] organise des Tables Rondes, Rencontres experts, Matinées Thématiques et Matinées Régionales qui permettent de mener un dialogue expert avec les élus.
Le lobbying territorial
Spécialisée dans la connaissance des réseaux territoriaux,[Nom du lobbyiste ] propose des méthodes permettant de préparer, anticiper, construire des démarches avec les décideurs publics locaux et régionaux. Définition de cartographie, travail sur les argumentaires et messages à faire passer en lien avec les problématiques locales, démarche de dialogue et de contacts en région.
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Elle est belle la démocratie n'est-ce pas ? heu non dialogue expert est plus approprié.
Rédigé par: Navajo | 15 avril 2007 à 01:37