Vu Ségolène Royal à la télé. Quelque-chose de rayonnant dans le sourire et cette crispation qui la tenaillait est désormais maîtrisée, gêne moins la compréhension d'un discours de gauche -protection et générosité parfois un zeste ostentatoire... Mais toujours cette propension extraordinaire à dire du bien d'elle-même, à souligner ses propres mérites ("je suis une femme qui...", "les patrons m'ont dit, enfin une candidate qui..."), comme si elle avait peur qu'on les oublie. Quel orgueil blessé, quelle reconnaissance déniée -ou quelle satisfaction de soi, simplement, Ségo seule contre le monde entier et je me vengerai de toutes les moqueries? Attention, Ségolène, attention au grincement!
Vu Nicolas Sarkozy à la télé. Quelque chose d'humain, de bellement fatigué dans la chaleur de la voix et des traits tiré, et l'arrogance brutale est doucement gommée, gêne moins l'entente d'un discours classiquement présidentiel -un homme de droite qui se sent apte à la fonction et promet d'en être digne... Mais à al fin de son TF1-show, quand PPDA demande à Sarkozy un jugement sur les défauts de adversaire, l'UMP lâche un "non ce serait discourtois" avec un rictus qui en dit un peu plus qu'il ne faudrait , en suggère un peu trop, sur la supériorité qu'il s'accorde et le mépris qui l'habite encore... Lui non plus n'est pas guéri. Attention
Nicolas, attention au grincement!
Vu François Bayrou un peu partout. Lui va bien. Tout parfait. Peut-être une bulle -le voici seul finaliste d'une compétition dont il a été éliminé!- mai quand même, que de bonheur, et quel beau système politico-médiatique que le nôtre, qui traite Bayrou en majesté au moment où on est sûr qu'il ne sera pas, pas cette fois, Président! Il savoure. Il joue tranquille. Quel est le risque? Il distribue les mauvaises notes, renvoie Sarkozy à un enfer quasiment non-démocratique (*) et , en même temps, pourrit joyeusement la campagne de Ségolène Royal. Car pour l'instant, en somme, le centriste est le seul sujet dont on a parlé concernant la socialiste...
Pour l'instant, là, maintenant, deux options.
Ou bien Bayrou et Royal ont un accord, ou l'auront, un deal, un arrangement, une entente, une compréhension, et dans ce cas, leur affrontement est truqué, un match arrangé, un "fix" comme on dit chez les ricains, qui se terminera, façon Allemagne-Autriche lors du Mondial 82, par un score arrangé et une embrassade sur le dos du troisième larron (Sarkozy dans le rôle de l'Algérie de 1982, ça serait cocasse, nicht wahr?)... Les chemins du entre-gauche auront été saupoudré de poudre aux yeux, mais quimportera alors le flacon...
Ou bien, il n'y pas d'entente. Et Bayrou, méthodiquement, essaye de tuer Royal, et le PS derrière, tout en prenant date pour l'après, s'installant par avance comme le premier, le seul, opposant au terrible Sarkozy...
Imaginons un vrai débat Royal-Bayrou. Elle va disputer un championnat du monde quelques jours après. Lui ne risque rien. Il peut lâcher ses coups. Pas elle. Il souligne sa légèreté économique et fustige sa dépensolatrie, ses emplois subventionnés etc... Que fait-elle? Elle cogne Bayrou au nom du social, et se fâche avec les électeurs centristes? Ou elle plie le genou, reconnaît la supériorité de la pensée unique, et blesse ses ailes gauches? Elle gagne le débat et s'interdit donc l'ouverture au centre - ou elle le perd, et se ridiculise, et le populo anti-Sarko se dira qu'il a choisit le mauvais cheval...
S'il y a accord, ils nous joueront une comédie façon Jacques Demy: "Ah tu as raison de te méfier de Sarko -ah oui, si tu savais dans les Hauts-de-seine -nous deux nos sauverons la démocratie..." Sinon... Pauvre socialiste pris à leur propre piège. ca l'idée d'un "débat public", lancé par Royal dans son offre d'ouverture, était aussi un piège. Si Bayrou refusait, il démontrait son manque de sérieux: "On lui a déjà pourrit ses législatives, il ne pourra plus se démarquer de nous", confiait l'autre jour un conseiller de Royal. Bayrou, en disant "chiche", a retourné le piège. Qui pourrit qui, désormais?
Extrapolons un instant le raisonnement bayrouiste. Un débat, dont il sort vainqueur. Ou pas de débat, donc Sagolène a cané. Ensuite, une défaite de la socialiste face à sarkozy. le PS en crise. Les royalistes, qui expliquent déjà dans tout Paris et ailleurs, que François Hollande et le PS ont saboté la candidate (la mauvaise volonté de Hollande à jouer le coup Bayrou serait, pour les pur ségolistes, la dernière preuve de la félonie du "compagnon" de a chef), déclenchent la guerre contre le Premier secrétaire. Les tentatives d'alliance au centre ont creusé les fratures internes. Le choc de la défaite, la revanche de Fabius et de la ligne "gauche-gauche", l'impatience accumulée de strauss-kahniens utilisés, pompés pour les argumentaires, instrumentalisés, mais à qui l'on ne promet rien (ah, ce déjeûner devant les caméras, où Ségolène a exhibé Dominique, hier, comme pour dire à Bayrou qu'elle n'a pas besoin de lui -coquette va...). Bref, Séolène défaite, le PS se déchire. Et lui, François Bayrou, avec son Parti démocrate tout neuf et ses 18% inentamés, passerait devant les socialos aux législatives, qui verraient leurs 26%, artificiellement gonflés par le vote utile, fondre comme neige au soleil... Et Bayrou deviendrait, au Parlement, face à Sarkozy, devant le pays, le véritable adversaire de la droite au pouvoir.
Utopique? Non. Dynamique. Possible, tant le PS souffre, tant le ségolisme a crispé les rapports , tant cette pérsidentielle est un pari terrifiant; une victoire, et Ségo est reine, et ils sont sauvés! Une défaite, et tout est démoli...
Bayrou ne reviendra pas à droite. Mais il ne veut pas être le supplétif d'une gauche qu'il veut remplacer. C'est la vieille ambition de tous les centristes et libéraux-démocrates, que de prendre une revanche historique sur la social-démocratie, pour mener euyx-mêmes le combat contre les droites! S'il peut renverser la table tout de suite, pourquoi ne pas le tenter, Sa violence langagière contre Sarkozy atteste qu'i l sera un opposant intransigeant. Son acceptation d'un dialogue avec Royal, prépare les ralliements (dans les urnes puis au Parlement) des soc-dem de bonne volonté... Alors?
Ou bien, Ségolène Royal a quelque chose de mieux à lui proposer. Ou bien, il y a ou aura entente. Mais l'alliance PS-UDF (pardons, PS-démocrates) fera à Bayrou la part du lion. Ségolène Royal sacrifiera son propre parti, son compagnon premier secrétaire... voire même sa caution soc-dem DSK... On ne fait pas l'omelette de la rénovation sans casser des éléphants... Et l'Europe, qui espère -elle a raison- que la France, enfin, organise sa vie politique dans un dyptique droite moderne/centre gauche sera si contente, et la France tellement plus rationnelle -qui pleurera l'appareil socialo sacrifié?
Il faut savoir perdre pour faire semblant de gagner. Et vivent les matches truqués?
(*)un jour tout de même, j'enverrai à tous ceux qui glosent sur la brutalité intrinsèque de Sarkozy et des siens, une copie des messages que des gentils ségolâtres m'expédient, à moi, pauvre petit journaliste, depuis que j'ai écrit le livre avec Besson... En matière de haine et de vulgarité, la gauche a aussi quelques réserves. Mais enfin...
C'est sur que si elle devait attendre que tu dises du bien d'elle ou que TF1 / F2 se fassent aussi dithyrambiques pour elle que pour Sarko, elle pourrait attendre longtemps.
Rédigé par: RichardTrois | 26 avril 2007 à 10:37
"(*)un jour tout de même, j'enverrai à tous ceux qui glosent sur la brutalité intrinsèque de Sarkozy et des siens, une copie des messages que des gentils ségolâtres m'expédient, à moi, pauvre petit journaliste, depuis que j'ai écrit le livre avec Besson... En matière de haine et de vulgarité, la gauche a aussi quelques réserves. Mais enfin..."
serait-ce un teasing pour un 2ème livre avec éric besson ? ^^
sarkolovitch le nouveau redeker mouarf
Rédigé par: robinson | 26 avril 2007 à 10:45
Je suis fière d'avoir prévu ce scenario depuis quelques années déjà...Même l'arrivé d'un Parti Démocrate du même nom , c 'est pour dire si j'avais vu juste
Je sais pas si c'était si évident mais ça n'a pas loupé...
Avec un PS, qui est encore incapable de placer les mots "croissance" et "entreprise" à la place de "statut" et "social", on pouvait s'attendre à ce que quelqu'un d'un peu plus responsable s'empare du sujet.
Depuis 2002, ils ont pourtant eu le temps de construire quelque chose mais NADA, RIEN, le néant...
Personne n'a été capable de s'imposer avec un discours moderne au PS, pas un pour le saboter de l'intérieur et repartir sur des nouvelles bases...
Maintenant qu'il est blessé, il faut piquer la pauvre bête qui souffre trop, j'espère que le coup de masse fatale sera le 6 mai
Rédigé par: MOUTON NOIR | 26 avril 2007 à 11:24
Y a pas beaucoup de journalistes politiques qui peuvent faire une référence à un sinistre Autriche - Allemagne en football. Rien que pour ça, pour la forme, clap clap clap.
Sur le fond, pas grand chose à dire non plus. On reste dans les suppositions. Royal essaie de toutes manières de faire des mamours à Laguiller, Besancenot, DSK et Bayrou en même temps. Oui, ça raccole. Ceux qui s'émeuvent de voir Sarkozy 'tout faire pour être président' ne doivent logiquement pas être les plus ravis du monde...
Enfin, dire du "bien de Ségolène Royal" (comme le demande quelques pauvres militants qui visiblement attendent avec goudron et plume pour, démocratiquement et avec un bel esprit d'ouverture et de tolérance, le félon Askolovitch, bouh méchant ^__^), peut être n'est ce pas que le rôle d'un journaliste, fusse t'il au Nouvel Obs. Y a peut être les militants fanatiques pour ça, qui pensent que "tout le monde est méchant et Sarkozyste, bouh".
Avec, des fanatiques, y en a même chez Sarkozy... Soupir...
Rédigé par: falconhill | 26 avril 2007 à 11:44
M'enfin on peut pas comparer la brutalité et les methodes d'un candidat à la présidentielle avec des menaces de militants qui sont capables d'etre aussi stupide que certains supporters de football. La droite n'a pas le monople de la connerie malheureusement mais mettre ces deux choses sur le meme plan c'est grave...vous en tenez une couche quand meme Gallo qui nous traite d'antisemites, FOG de lepeniste de gauche, et vous qui comparez de simple mail d'individus lampda, aux methodes de sarkozy
Rédigé par: thc2 | 26 avril 2007 à 12:04
en effet publiez les plutôt que de les censurer
tout ce que je peux dire c'est qu'avec des amis de "Gôche"
tels que vous on n'a pas besoin d'ennemi
je préfère savoir besson dans l'autre camp - on gagne en clarification
mais que diable faites votre coming out qu'on en finisse
vous êtes sarkozien c'est votre droit mais tirez en enfin les conséquences -
Rédigé par: tgb | 26 avril 2007 à 12:07
Mais qui a truqué le match ?
Ceux qui il y dejà longtemps ont favorisé la montée du FN et le décalage artificiel vers la gauche les blocs gouvernementaux de gauche et de droite ?
Ou ceux qui aujourd'hui opèrent de concert un glissement vers la droite des 2 mêmes blocs, l'un en allant squatter chez Le Pen, les 2 autres en cherchant un recentrage des plus logiques ?
Et si les matchs truqués dataient d'une époque révolue ? Celle où (coïncidence ?) se deroulait le fameux Allemagne-Autriche.
Vous parlez de trucages là où nombre de personnes (plus de 37 millions de votants quand même) voient plus certainement un renouveau de la démocratie.
Rédigé par: Oaz | 26 avril 2007 à 12:25
C'est exactement l'analyse que j'ai eue hier et c'est pour cette raison que les deux interventions de Bayrou m'ont mise en joie: le PS est mort et l'UMP ne va pas comprendre ce qui lui arrive dans les 5 ans à venir.
Bayrou peut taper personnellement sur Sarkozy car il sait que son électorat traditionnel votera pour Sarkozy.
Bayrou peut être courtois avec Royal car il sait qu'elle ne récupèrera pas l'intégralité des voix de gauche centriste.
Hier, Bayrou a coincé Sarkozy et Royal en beauté et ni l'UMP, ni le PS ne savent quoi faire. L'UMP le traite avec mépris et le PS ricanne du ni-ni centre mou.
Le message de Bayrou est clair: il attaque Sarkozy sur sa personnalité et non son programme. Il attaque Royal sur son programme et non sa personnalité.
Bon vote!
Rédigé par: Sacha | 26 avril 2007 à 12:27
@ Falconhill
Pas besoin d'être fanatique pour simplement defendre la candidate. Quand au role des journalistes c'est d'enqueter et de presenter des faits.
Combien en avez vous vu s'emparer des déclarations insultantes de Sarkozy sur l'Allemagne et de l'effet de cela va avoir sur le lien franco-allemand ?
Combien en avez-vous vu enqueter ou bien meme rapporter les déclarations de Joseph Macé-Scaron ?
...
Et quand les journalistes se transforment en commentateurs, ils sont très très peu nombreux à oser dire ce qu'ils pensent de Ségolène Royal. Voilà le sens de mon intervention ici même.
Et militant n'est pas pour moi une insulte, c'est même un compliment.
Rédigé par: RichardTrois | 26 avril 2007 à 13:02
@thc2 : parce que la violence, quand elle vient de gauche, est moins "grave" que quand elle vient de droite ? Vous êtes sérieux quand vous dites ça ? Ou alors j'ai mal lu ?
@Richard3 : je crois que vraiment soit on ne lit pas les mêmes journaux, soit on n'écoute pas les mêmes journalistes, soit on a pas les "mêmes oreilles".
Tout ce que vous avez dit a été relaté. Longuement relaté. Même si j'aurais aimé une plus grande "enquete" sur l'histoire MacéScaron (qui est un mec que, personnellement, j'apprécie énormément), mais aussi sur les histoires racontés par Evelyne Pathoux, ou sur la plainte pour harcelement portée par Oliver Chupin, sur Ségolène Royal. Deux cotés.
Enfin, le militant, c'est bien. Si être militant, c'est être obtus, transformer la vérité, et ne voir que la vie d'une seule couleur (bleu ? rose ? rouge ?), la sienne de préférence. Et si être militant, c'est être à la limite de la tolérance, je ne sais pas si c'est la peine d'en être si fier.
De ma part, quand je lis des gens qui se plaignent qu'un journaliste emette des critiques sur son (ou sa) chouchou, j'avoue ne pas avoir pour ce genre de militant une affection terrible. Enfin, ils font perdre leurs camps sans s'en rendre compte, c'est pas bien grave au final...
Rédigé par: falconhill | 26 avril 2007 à 13:14
Analyse intéressante. Mais j'ai beaucoup de mal à imaginer un accord tant entre Royal et Bayrou (avant le 6 mai) qu'entre Parti socialiste et Parti démocrate (pour les législatives).
Concernant le débat, il ne sera tellement pas truqué qu'il risque même de ne pas être du tout...
Rédigé par: Rubin Sfadj | 26 avril 2007 à 13:53
Claude, bravo pour vos réponses au chat du NouvelObs. Continuez à refuser le prêt-à-penser, la simplification, la complaisance. Continuez à porter haut ce subtil mélange de la raison et du coeur. Et continuez à être de gauche et à travailler pour le NouvelObs. La gauche - et la France - ont besoin de gens comme vous.
Un abonné au NouvelObs.
Rédigé par: Tocquevil | 26 avril 2007 à 14:08
Vous avez quand même un point commun avec Le Pen, Asko: cette élection ruine une à une vos espérances et vos analyses, et malgré cela, vous continuez à danser comme si rien ne s'était passé.
L'ami Birenbaum s'est planté, lui aussi. De façon différente mais bien planté quand même.
Il a au moins eu l'humilité de le reconnaître sans attendre la lumière cruelle du petit matin.
Rédigé par: Franade | 26 avril 2007 à 14:13
Pour mémoire, c'est pas l'Allemagne qui a gagné la coupe du monde de 82 mais l'Italie. Cela prouve une fois encore qu'en politique - comme ailleurs-, dans les coups de billards à 3 bandes, il y a 2 bandes de trop.
Tout ça pour dire que je suis assez d'accord sur l'idée que la main tendue à Bayrou supposait dans la tête de Royal qu'il la refuse. C'est ce qu'il a fait tout en acceptant le débat. Si on continue à suivre notre partie de billard, lors de ce fameux débat, il y aura un échange qui sera forcément courtois parce que Bayrou sait que dans un deuxième tour, quand on en agresse un, c'est qu'on soutient l'autre. Si il faisait le choix d'une attaque en règle et pertinente de Ségo, le pS soulignerait l'hésitation, indécision, l'impossibilité de choisir (bref le P Démocrate redeviendrait vite l'UDF).
Donc pour revenir à ma réfexion introductive, ce débat sera consensuel sans être amical car le principal objectif de F Bayrou est toujours tuer le PS mais, dans un premier temps, sa seule perspective est de sauver les meubles aux législatives. Je pense que les 5 ans de Présidence Royal (si la boule atteint le trou) lui laisseront largement l'occasion de trouver de nouvelles fenêtres de tir.
Rédigé par: tchek | 26 avril 2007 à 15:42
@ falconhill
Je te lis assez souvent sur le DEL et apprecie tes écrits. Mais tu exagères gentimment. Quand as-tu lu que je deformais la realite ? Sur quel sujet ? Les faits rien que les faits. Merci d'avance.
Pour ce qui est des médias :
Quel est le média qui s'est fait l'echo des déclarations de Nice et de Caen où Sarkozy
Le verrouillage Sarkozyste fonctionne bien.
Sarkozy Insulte l'Allemagne
http://www.dailymotion.com/video/x1n371_sarkozy-insulte-lallemagne
Et la tentative de faire annuler le debat Royal-Bayrou?
Fier de votre candidat et de ses methodes?
Rédigé par: RichardTrois | 26 avril 2007 à 16:02
@ falconhill
Je te lis assez souvent sur le DEL et apprecie tes écrits. Mais tu exagères gentimment. Quand as-tu lu que je deformais la realite ? Sur quel sujet ? Les faits rien que les faits. Merci d'avance.
Pour ce qui est des médias :
Quel est le média qui s'est fait l'echo des déclarations de Nice et de Caen où Sarkozy
Le verrouillage Sarkozyste fonctionne bien.
Sarkozy Insulte l'Allemagne
http://www.dailymotion.com/video/x1n371_sarkozy-insulte-lallemagne
Et la tentative de faire annuler le debat Royal-Bayrou?
Fier de votre candidat et de ses methodes?
Rédigé par: RichardTrois | 26 avril 2007 à 16:05
Mr Claude Askolovitch, vous dites ceci, je cite :
« (*)un jour tout de même, j'enverrai à tous ceux qui glosent sur la brutalité intrinsèque de Sarkozy et des siens, une copie des messages que des gentils ségolâtres m'expédient, à moi, pauvre petit journaliste, depuis que j'ai écrit le livre avec Besson... En matière de haine et de vulgarité, la gauche a aussi quelques réserves. Mais enfin... »
Je ne veux pas être méchant, mon cher Claude, mais quand on remue la merde, c’est un peu normal d’en percevoir l’odeur, non ? C’est la moindre des choses, me semble t-il ? Peut-être vous attendiez vous à sentir la lavande, à entendre chant des oiseaux et vivre la félicité ? Bigre !
Indubitablement, vous adorez, comme celui qui vous fascine tant, la posture de martyr…
L'ennui est , que comme votre parangon politique, vous n'êtes pas un saint.
Rédigé par: Jean René | 26 avril 2007 à 16:06
magnifique comparatif... enfin pour moi la démocratie c'est autre chose qu'un match de foot (j'adore le foot..). Piètre idée des cityens... bravo... enfin on a l'idole qu'on peut avec monsieur Besson... Au fait, y a pas trucage quand on fait pression sur les circonscriptions ? l) j'imagine que c'est un jeu de bon aloi...
Rédigé par: marc | 26 avril 2007 à 16:52
à Claude Asko.
VOus dites que si le PS éclate cela profitera à Bayrou.
à très court termes peut-êtree, sur le moyen et long terme sûrement pas !
Sie le PS éclate, il y aura une petite aile fabusienne (30%) qui se rapprochera de la gauche anti-libérale et une aile moderniste (70%) autour de DSK ou de Royal.
Tout est il que cette aile de centre gauche récupérerait sûrement les électeurs de Bayrou venu de sa gauche (ils disaient vouloir une social-démocratie, alors pourqoui rester avec seulement un "démocrate" qd on peut avoir exactement ce qu'on veut ?).
Bref il me semble que bayrou a plutôt intérêt à un PS uni et qui n'évoluerait pas
Rédigé par: jérémie | 26 avril 2007 à 17:16
@Richard3 : déformation de la réalité... Allez, contorsion de la réalité pour mieux coller à ce que vous voulez bien penser si vous voulez... Mais je ne vais pas vous en vouloir, c'est le jeu.
Les faits ? Mais les faits sont sensiblement les mêmes que les votres. Sauf que notre lecture est pas la même, c'est tout... On doit pas lire les mêmes choses... Vous citez MacéScaron (que je continue d'apprécier sincérement) en oubliant Olivier Chupin, soit... Mais c'est le jeu (soupir...)
Par contre deux points, de ce qui me révulse dans le militantisme de base trés trés de base :
* "fier des méthodes de VOTRE candidat" : où y a t'il marqué que je soutiens, de manière militante, Sarkozy ? Y a peut être des militants UMP sur ce blog. Mais tous ceux qui ne disent pas du mal de Sarkozy pour faire plaisir à deux trois militants PS ne sont pas automatiquement "Sarkozyste". Cela vaut pour moi, et bien sur pour notre hôte de ces lieux, qui doit presque se justifier de ne pas dire que du mal de Sarkozy...
* Tentative de faire annuler le débat. Et plus haut vous me demandez ce que j'entends par "déformation de la réalité" ? Et ben...
Enfin sinon adorable la tolérance de certains. Donc dans ces lettres d'insulte et les torrents de haine de la part de certains parangons de la tolérance, Claude n'a donc "que ce qu'il mérite" ? Pauvre France... (soupir, vivement qu'il arrive le deuxième tour... une France unie et respectueuse, amen...)
Rédigé par: Falconhill | 26 avril 2007 à 19:11
Claude Franchement,
C'est pas mon genre de dire ça mais bon..
Moi aussi j'ai vu Sarkozy, sur TF1 hier,
et je l'ai trouvé faux et archi faux.
Il resspire la malhonnêteté.
Et vous vous dites "humain", nan mais arrêter là je vais vomir.
Je vous trouve vraiment complaisant cette fois-ci.
Si c'est de la provocation face aux emails que quelques crétins de gauche extreme vous envois, c'est nul.
Il existe une fonction "liste noire" chez certains hébergeurs, rensseignez-vous...
Rédigé par: Emane | 26 avril 2007 à 19:37
Je vous ai entendu sur RTL ce soir dans l'émission "On refait le monde", vous exprimer sur le comportement de G. de Robien ce matin chez J.M. Apathie.
Je pensais être un des (trop) rares auditeurs à avoir entendu la fuite d'un Ministre de la République sous l'écran de fumée de l'offusquation. Pratique.
Et pourtant : quel mépris...
Au vue de la pauvreté des réactions dans la blogosphère je commençais à douter.
Merci
Rédigé par: I_F_G | 26 avril 2007 à 20:56
Besson. Disons d’abord que je ne reproche pas à Claude Askolowitch d’avoir travaillé avec lui. De lui avoir gardé sa sympathie... il fait ce qu’il veut.
Eric Besson va rejoindre la longue longue liste des hommes politiques (un nom au hasard : Jack Lang, Blésois le Fidèle comme on dit chez les Compagnons) pour qui le retournement de veste est comme une seconde nature.
Avoir quitté Mme Royal après telle ou telle avanie, ça peut se comprendre. Mme Royal n’est pas ma tasse de thé et je vais voter pour elle seulement pour ne pas voir « le Gourdin triompher de la Gourde ».
Mais avoir rejoint celui que, il y a moins de quatre mois, il mettait plus bas que terre dans un livre, cela sans qu’on puise décider quand il disait vrai, non.
Mais ne l’avoir rejoint qu’après (seulement deux heures) s’être assuré de la confortable avance de son nouveau maître, non, et je cherche un sac de papier pour pouvoir vomir. Il l'aurait fait avant, passe encore ; mais là, ce "je vole au secours du succès", ça fait moche de moche.
Il a quitté la madame parce que elle n’a pas été gentille (« qui connaît Monsieur Besson ? ») avec lui ?
Qu’est-ce que ça sera quand son nouveau maître piquera sur lui une de ses colères !
Il avait promis, ulcéré, de quitter la politique ? Il revient déjà. Je vais imiter Diogène, avec une lampe en plein jour, chercher désespérément un homme politique qui tienne un jour une promesse.
EB continue de se dire homme de gauche, au seul motif de vouloir encore se regarder dans une glace tout en baffrant son ragoût de ministère sauce grand libéral, non. (Selon le Canard, Sarko - qui connaît en expert la fiabilité de ce genre de traître - s’est juré qu’il « passerait son tour »).
Besson le bessard. Chez moi, un bessard c’est un type qui a du mal à vous regarder dans les yeux.
Rédigé par: PMB | 26 avril 2007 à 21:04
@Emane : et Royal à la même heure sur la 2, vous l'avez trouvé comment ? Humaine ? Enfin, je dis ça, je ne veux pas vous faire vomir deux fois...
(soupir, il est haut le débat, il est trés haut)
Rédigé par: Falconhill | 26 avril 2007 à 21:19
@Falconhill :
..Eh bien, je l'ai trouvé mieux. Franchement.
Beaucoup plus à l'aise dans son discours qu'auparavant.
Je vous le dis, entre les deux, c'est elle la moins pire.
Mais ce qui m'énerve c'est que la France de 2007 a louper sa grande chance avec François Bayrou.
Rédigé par: Emane | 27 avril 2007 à 00:30