Une des arnaques les plus fun de cette campagne, c'est Le Pen en banlieue, quand l'inventeur de l'équation "un million de chômeurs, c'est un million d'immigrés en trop" (c'était jadis, quand il n'y avait qu'un million de chômeurs, pouvez pas comprendre les jeunes) et autres amabilités, s'en va décerner son label BBR à ces immigrés et descendants d'immigrés que des méchants, suivez son regard, veulent donc "kärcheriser"... N'est-il pas beau, ce raid du Pirate à Argenteuil, où Sarkozy, vous savez bien, ne va plus! Et le Pen, qui depuis 25 ans et plus a su faire vociférer ses suppporters contre les pas vraiment français, se met soudain à les courtiser, le temps d'une visite, et emploie à cette fin les mots des anti-Sarkozy de gauche: "Si certains veulent vous karchériser pour vous exclure, nous voulons, nous, vous aider à sortir de ces ghettos de banlieues où les politiciens français vous ont parqués, pour vous traiter de racaille par la suite"! Les bons, ça ose tout ! Le Pen, dans le genre, est plus que bon, le meilleur... Ce serait une simple farce (ou une conversion de Le Pen au black-blanc-beurisme), on n'y verrait pas d'inconvénient. Mais ce qui entoure l'épopée lepeniste est plus gênant. L'idée, qui s'instille, qui se répand, que le chef du Front national serait plus à sa place que Sarkozy dans les cités difficiles. Qu'il serait mieux accepté par les français venus d'ailleurs. Qu'il serait, somme toute, moins dangereux, plus net, que le véritable raciste Sarkozy. Cette idée trouve des échos dans un étrange lepenisme des marges. Elle est relayée dans des media bien-pensants (pensants contre le diable S). Les confrères de "Marianne" préparent, ils l'annoncent, un numéro anti-Sarkozy, à lire et à diffuser avant qu'il ne soit trop tard, dont voici un extrait du pitch: "Pour la première fois depuis quarante ans, un candidat -pas celui que l'on croit et dont on a fait , un peu artificiellement, un absolu épouvantail- a employé un ton et des arguments qui rappellent furieusement (...) l'extrême-droite d'avant-guerre et les staliniens d'après-guerre (..)" "Pas celui que l'on croit et dont on a fait, un peu artificiellement, un absolu épouvantail"... On a beaucoup exagéré sur Le Pen, pas vrai? Et le seul stalino-fascistoïde, c'est Sarkozy! Tout de même, est-on sérieux? Précisons. Les journalistes de Marianne sont des potes, pour certains des amis intimes, indéfectibles. Avant d'être à l'Obs, j'étais chez eux, et ne l'oublierai jamais. Mais les aminches, vous déconnez! Comme déconnent à plein tube tous les braves gens qui jouent Le Pen par peur de Sarkozy, et qui communient dans cette idée absurde que l'UMP et son chef seraient plus à craindre que le FN... Si on croit vraiment que Sarkozy est Le Pen, voire pire, alors, on est foutraque. A Argenteuil comme à paris, qu'on soit rebeu ou céfran, RMIiste ou étudiant ou journaleux ou intello sociologue, ou même Diam's! Il ne s'agit pas d'être sarkozyste (horresco referens, paix mes frères) mais simplement décent. Sarkozy, puisqu'on en cause, a énormément de défauts. Il y a, si l'on veut, d'excellentes raisons de ne pas voter pour lui. Sa brutalité, son goût du pouvoir, ses nerfs à vif, et il a menacé le pauvre Azouz Begag de lui casser la gueule, et il a horrifié Lilian Thuram quand il lui a parlé "des noirs et des arabes" auteurs de trouble en banlieue... Et ses choix économiques et sociaux, sa conviction qu'un grand vent de libéralisation dopera la France, quand on peut redouter cette médecine brutale appliquée sur un grand corps malade. Ses échecs en matière de sécurité. Et ses culots et ses arrangements avec lui-même, et ses faiblesses langagières, ses incursions sémantiques à fins électorales dans des territoires douteux, cette France qu'on aime ou que l'on quitte, et ces moutons qu'il ne faut pas égorger dans les baignoires... Il a grand tort, enfin, de parler à tort et à travers quand il semble n'y connaître pas grand-chose, notamment quand il vaticine sur les causes génétiques de la pédophilie ou du suicide...
Mais tout ceci n'en fait pas le rival, en pire, du chef historique de l'extrême-droite. Sarkozy ne prône pas la préférence nationale; il n'incite pas à la détestation des immigrés et/ou de l'Islam... Quand il a lancé son idée démagogique de ministère de l'immigration et de l'Identité nationale, il l'a aussitôt explicitée d'une manière extrêmement consensuelle, parlant de la langue française qu'il convenait d'apprendre et enquillant d'autres banales évidences en vogue à l'étranger, en Allemagne ou au Pays-Bas... Qu'il joue au dur et se vautre dans des vulgarités sémantiques, justement parce qu'il n'est pas Le Pen et pense ainsi le réduire (ou éviter d'être grignoté), c'est regrettable, condamnable, décevant... Mais cela n'en fait pas Le Pen; comme son inculture apparente en matière génétique n'en fait pas un nouvel adepte de l'eugénisme nazi! Sarkozy rend dingue. On le savait. il le mérite souvent. Mais à ce point... Il faut aller au bout de cette histoire. Sarko-Le Pen, Sarko-raciste, Sarkozy qui veut karcheriser la racaille, Sarko l'ennemi du genre suburbain. Elle se joue en deux-trois épisodes, surmédiatisés et bien exploités. Le Kärcher d'abord. Le jour de la fête des pères 2005, un môme de 11 ans est abattu par des gangsters qui défouraillaient dans la cour de sa cité. Visitant sa famille à la Courneuve, Sarkozy promet de "nettoyer au Kärcher" la cité du drame. La nettoyer de ses trafiquants et de ses voyous. A partir de cette phrase, d'aucuns, hélas à gauche (hélas, tant la gauche se devrait d'être la patrie de la vérité), expliqueront urbi et orbi que le monstre veut nettoyer les banlieues de ses habitants mal blanchis. Quelques mois plus tard, quand il reprendra les mots d'une habitante d'Argenteuil lui demandant de la "débarasser de la racaille", Sarkozy se fera, une nouvelle fois, alpaguer par les habiles bien-pensants, qui affecteront de croire qu'il qualifie de racailles tous les gamins des cités... La suite, nous la vivons. Depuis plusieurs mois. En chansons, en slogans, en titres de BD, en évidences... En commémorations diverses et en évidences assenées, que l'on ne discute plus. La gauche, pour affaiblir l'adversaire, a utilisé contre Sarkozy des mots et des méthodes (vigilance et harcèlment) utilisées jadis contre le seul Le Pen. Lequel, pendant, ce temps, se marre... On espère des manifs anti-Sarko dans les banlieues, et que ces territoires lui soient interdits, on hâterait presque -presque- les troubles, cette preuve par la rue... Cette image outrée et manipulée, Sarkozy a fini par la nourrir lui-même, en se droitisant dans une campagne présidentielle dont il a cru qu'elle lui échappait. C'est une faiblesse de caractère, un aveu d'échec, une concession à la caricature, également du cynisme matiné de défi. Une fatalité aussi. Les comportements policiers abusifs ont braqué suffisamment de mômes contre le chef suprème des Bleus. L'augmentation de la violence a entraîné le général vaincu Sarko à une surenchère verbale. Tout s'est engrené et tout semble logique. Mais c'est un gâchis. Car si on revient au début de cette histoire, ce type, Sarkozy, était l'ami de "ces gens-là"; ou se voulait tel. celui qui, décorsetant une société française vouée aux héritiers, allait donner sa chance aux énergies des quartiers relégués. C'était une promesse libérale, américaine, qui pouvait aller à la soif de vivre des exclus des belles villes. Et elle était tenue par un homme qui faisait fi des prudences traditionnelles d'une République égalitaire seulement dans les mots. Sarkozy fut l'homme du CFCM et de la reconnaissance de l'Islam par la République (et on lui reprochait, alors, de draguer le vote musulman -comme on lui reproche de courtiser l'électorat du FN aujourd'hui). Sarkozy fut l'homme de l'abolition de la double peine (et aujourd'hui, on le décrit en rafleur d'enfants). Sarkozy fut hostile à l'interdiction du voile. Il a mis en avant Rachida Dati et Rama Yade. Il prônait (prône toujours) la discrimination positive. Il se vivait comme un outsider, un Beur à sa manière, un fils d'immigré hongrois et petit-fils de juif salonicien, et quelqu'un dont l'ascension dérangeait l'ordre établi -comme les Rastignac ou Al Pacino des cités terrifient les vieilles France -parfois. Ce fut vrai. Ce ne l'est plus- dans le débat public au moins.... Ce que Sarkozy est devenu, c'est étonnamment triste. Car, de tous les candidats, il était celui, qui, en vibration, aurait pu incarner le mieux une France cosmopolite. Le seul candidat "métèque", quand Ségolène Royal et François Bayrou, chacun à leur manière, sont des candidats péguystes, telluriques, en appellant au plus vieux des mémoires charnelles de ce pays. La terre, les paysans, les tracteurs, l'église où l'on communie, Jeanne d'Arc, et ainsi de suite... C'est sur cet humus qu'ils prônent, souvent bellement, l'ouverture et la fraternité, notamment envers les nouveaux français... Sarkozy, lui, enfant des villes, porteur d'une adaptation (hasardeuse) du rêve américain en terre tricolore, promettait un pays neuf et sans entrave, une reconstruction pour tous... C'était la force d'un homme sans racine. Mais, paralysé par son étiquette bushiste, et par l'idée que sa karcherisation lui interdisait le pari des cités, le métèque de Neuilly a cané. Il a joué les franchouilles, lui qu'on croyait ricain... Son lancement de campagne au Mont Saint Michel avait quelque chose de forcé, et les leçons d'histoire grandiose que lui écrivent ses plumes ci-devant gaullistes font parfois penser à la boutade de Rosenthal, ce personnage de la "Grande illusion" joué par Dalio, racontant aux "vrais français" Gabin et Fresnay que sa famille s'est acheté un chateau avec authentique galerie d'ancêtres... Pour prouver quoi? Sarkozy, qui pouvait arracher la France à elle-même, a choisi d'en rajouter dans le patriotard. D'en sur-rajouter. Cet enthousiasme illégitime pour des thêmes impropres lui fait faire bien des bétises... Mais heureusement, un homme l'a mis à jour et dévoilé. Le Pen, évidemment, qui, après avoir sorti les violons à Argenteuil, s'est empressé de redevenir le vrai français qui n'aime pas les faux, en visant.... Sarkozy évidemment, un "candidat de l'immigration"! Sarkozy, il faut lire Le Pen, est un métèque hongrois, un pas de chez nous en somme! Amusant, non? Qu'on ne se trompe pas dans cette campagne - s'il est un xénophobe, un vrai de vrai, pur jus, il est bien à Saint-Cloud, pas à Neuilly.
Bonsoir,
Bien écrit, mais ton raisonnement final m'est bien égal.
Les derniers dérapages ne font que confirmer qu'on ne peut pas faire confiance à ton ami. Il n'est pas Lepen mais dans un autre registre il est peut-Être pire, parce qu'on ne connait pas qui il est ou plus exactement qui il sera au delà des élections s'il est élu.
De toute façon, si le deuxiéme tour se joue entre deux d'un triangle Sarkozy, Bayrou, Le Pen, je fais partie de ceux qui n'iront pas voter. Avec Chirac on pouvait se déplacer, c'était la nouveauté, mais une deuxiéme fois NON !
S'il n'y a pas de candidat de gauche au deuxieme tour, je regarderai cela depuis l'étranger.
Rédigé par: Destin et turbulences | 09 avril 2007 à 02:19
@destins et turbulences.
Toute opinion est libre, mais, en vérité je te le dis, Sarkozy n'est pas "mon ami"!
Rédigé par: claude askolovitch | 09 avril 2007 à 09:23
Bonjour,
je vous écoute régulièrement refaire les monde (voire les matchs), mais permettez-moi de mettre dans le même sac "les chambres à gaz, détails de l'histoire" et les "pédophiles nés" ou les suicidés "programmés pour".
Vous avez résumé avec talent la genèse du Kärcher et de la racaille, mais là, dans un entretien tranquille avec Mr Onfray (lequel, du reste, passe de Bové à Besancenot à moins que cela ne soit l'inverse), il nous balance le fond de sa pensée... et sa pensée pue un peu, non ?
Et puis je vois un détail pratique : y'en a un qui a 78 piges et aucune chance d'avoir une quelconque majorité parlementaire, et un autre qui en a 50, et qui poss§de déjà sa majorité...
Alors, définir le plus dangereux des deux me laisse dans un abime insondable de perplexité.
A ce soir chez Sacco ou chez Nicolas (Poincaré, bien sûr)
Bonjour chez vous
Jean Meyran
Rédigé par: Jean Meyran | 09 avril 2007 à 10:15
Ben venir dire, dans un premier temps, que la délinquance, c'est les Noirs et les Arabes, puis dans un deuxième que ceux qui votent dans l'autre camp sont avec les fraudeurs, si c'est pas de la xénophobie, c'est quoi ?
Venir proposer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale tout en faisant d'un droit national, l'égalité homme-femme en l'occurrence, un devoir national, si c'est pas de la xénophobie, c'est quoi ?
Je reste assez d'accord avec Destin et turbulences. Sarkosy a démontré qu'il est capable de tout et de n'importe quoi pour accéder au pouvoir suprême. Il ne semble pas complètement fou de supposer qu'il soit capable du pire pour préserver ce pouvoir.
Le candidat Sarko vous a déçu, Asko. J'ai bien peur que le président Sarko ne vous déçoive encore plus.
Rédigé par: Franade | 09 avril 2007 à 10:35
@jean meyran.
lisez philosophie magazine, vous verrez une étrange conversation, des propos non soutenus, assez vagues, pas une affirmation d'une position aussi forte que celle que l'on décrit désormais; et quand sarkozy parle de génétique, onfray ne s'indigne pas, ne dit rien, et lui offre les cadeaux qu'ils lui avait apportés.
http://philomag.com/article,dialogue,nicolas-sarkozy-et-michel-onfray-confidences-entre-ennemis,288.php
Rédigé par: claude askolovitch | 09 avril 2007 à 11:48
Sarkozy n'est pas Lepen, on est d'accord.
Sauf que LePen n'a aucune chance de gagner ces élections, alors que Sarkozy est lui en position de favori.
Donc entre un vrai facho qui ne sera pas élu, et quelqu'un qui joue avec le feu, qui frole la ligne rouge et qui monte sans cesse les uns contre les autre, et qui a de grandes chances de gagner... lequel est le plus dangereux ?
Rédigé par: loïc | 09 avril 2007 à 11:50
Un supporteur et un spectateur n'ont pas la même vision d'un même match de football.
Et Claude Askolovitch est un spectateur avisé de cette campagne, son jugement est raisonné et argumenté.
Les militants sont passionnés et rarement objectifs.
Cette diabolisation de Sarkosy va, je pense, aboutir à la présence de Bayrou au second tour au détriment de Royal ...
La peur de Sarkosy comme principal argument de campagne. On ne cherche pas à donner envie de voter pour soi, mais on cherche à faire peur en diabolisant. Des méthodes qui ressemblent à celles de Le Pen ...
Rédigé par: Laurent | 09 avril 2007 à 12:15
Je crois qu'il serait bon pour votre santé d'arrêter la moquette, Claude, quand vous écrivez :
"Sarkozy fut hostile à l'interdiction du voile. Il a mis en avant Rachida Dati et Rama Yade. Il prônait (prône toujours) la discrimination positive. Il se vivait comme un outsider, un Beur à sa manière, un fils d'immigré hongrois et petit-fils de juif salonicien, et quelqu'un dont l'ascension dérangeait l'ordre établi -comme les Rastignac ou Al Pacino des cités terrifient les vieilles France -parfois."
et :
"Car si on revient au début de cette histoire, ce type, Sarkozy, était l'ami de "ces gens-là"; ou se voulait tel. celui qui, décorsetant une société française vouée aux héritiers, allait donner sa chance aux énergies des quartiers relégués. C'était une promesse libérale, américaine, qui pouvait aller à la soif de vivre des exclus des belles villes. Et elle était tenue par un homme qui faisait fi des prudences traditionnelles d'une République égalitaire seulement dans les mots."
Je crains que vous ne preniez une ambition personnelle dévorante pour le projet d'un saint. Ce panégyrique du "Sarkozy d'avant" est tellement excessif, qu'il en devient grotesque ! Au fait, dommage que la "Lettre de la Nation", journal militant de l'UDR du défunt Pierre Charpy aie disparu... Son successeur était tout trouvé !
Rédigé par: La Chouette | 09 avril 2007 à 14:49
des theories comportementalistes à l’eugenisme, il n’y a qu’un pas : la mise en oeuvre, Comment nommera-t-on une épuration genetique fondé sur des hypothèses hasardeuses... ? je laisse le soin a chacun et chacune d’essayer d’imaginer le discours qui sera tenu a une maman a qui on annoncera sans rire que son bout de choux est un futur pédophile, lui sera-t-il retiré ? pire ? quant au gène des suicidés, gagnera-ton du temps face a ces comdamnés et ces inaptes a vivre ? j’ai deja entendu des absurdités dans ma vie, là je crois que les bornes des limites sont dépassées... :)
quant au bon sens, nicolas sarkozy annoncant sans rire 180 millions de francais (cf citoyenneté francaise aux malheureuses femme battues) pour rappel 130 millions de femmes sont mutilées de part le monde sans compter les femmes battues en france, cette petite affaire coute environ 480 milliard d'euro, pire que le pen ? non, pire ! sans add on
Tavoisine Debureau, chercheuse en conologie, recherche appliquée sur le gène de la connerie fondamentale... http://travailler-avec-des-cons.hautetfort.com/
Rédigé par: tavoisine debureau | 09 avril 2007 à 16:37
@claude Askolovitch
Suite à vos conseils avisés, j'ai lu les propos incriminés (j'aurais probablement dû commencer par là, j'en conviens)
Après lecture, je ne vois pas quoi retirer à mon propos ; j'aurais même tendance (vieux fond parano contre lequel je lutte) à penser que le sieur Onfray ait amené le petit Nicolas à se lâcher un peu...
Les phrases ne sont pas déformées, la vieille bataille acquis vs inné est assumée.
C'est sûr qu'avec le son, on pourrait être plus catégorique.
Bonne fin de week end pascal, claude (désolé, comme dirait Denisot)
Rédigé par: Jean Meyran | 09 avril 2007 à 18:02
Pire que Le Pen, non, ok.
Mais capable par l'opportunisme qu'on lui sait de passer un deal de gouvernement pour être élu, oui.
Rédigé par: PMB | 09 avril 2007 à 19:04
Nous sommes un certain nombre de total foutraques alors. On se sent moins seuls. Je pense depuis longtemps que Sarkozy est plus dangereux que Le Pen, notamment pour les raisons évoquées par Jean Meyran, que je rejoins sur ce sujet.
Quant à diaboliser Sarkozy, ce n'est pas nécessaire, il se diabolise tout seul en serrant la main du diable. D'ailleurs plutôt que de se demander s'il était pire que Le Pen, on aurait pu se demander s'il était pire que Bush... puisque les deux lascars vont bientôt prier ensemble.
Pour éviter le pire, il faut voter Bayrou au premier tour. Ecoutez les infos ! (l'Iran). Si on peut éviter le pire, on doit essayer. Déconnez pas !
Rédigé par: hippo | 09 avril 2007 à 19:08
à votre âge vous devriez savoir qu'il vaut mieux être prudent avec les personnes qui s'autorisent régulièrement des dérapages... vous n'aimeriez sûrement pas vous rendre compte que vous avez été l'avocat du diable ?
Rédigé par: florence | 09 avril 2007 à 22:54
voilà petit à petit le masque va tomber complètement... comme besson... voilà askolovitch prend la défense de ce pôôôôvre sarkozy insulté par celui à qui il a volé quelques uns de ses thèmes favoris
ah non sarkozy n'est pas comme le pen, hein askolovitch, non sarko n'est que démagogique... il ne pense pas du tout ce qu'il a dit sur l'inné des pédophiles, sur le karcher etc...
du moment que vous êtes d'accord avec vous même c'est le principal
je préfère la gauche caviar à votre droite choucroute
Rédigé par: robinson | 09 avril 2007 à 23:03
Theorie comportementaliste et impuissance politique à résoudre les problematiques sociale, le choix de ce dérapage eugeniste est un blanc seing de deresponsabilisation politique...(derapage déja tenté dans les LSQ)
"qu'est ce que vous voulez que je fasse mon bon monsieur, il avait le gene du vol de scooter :)"
Brebis galeuse.
ATTEREE
http://les-loups.hautetfort.com
Rédigé par: brebisgaleuse | 10 avril 2007 à 00:03
Et bien si, trés justement, il est pire. Car Jamais, vous ou ce que l'on nomme la droite, n'avaient accepter de se tenir aux côtés d'un homme qui tient de tels propos depuis la Libération.
Or c'est celà qu'il a réussi. Fasciné par le pouvoir, il a su en communiquer cet appétit a son entourage, a ceux qui jusqu'alors se disaient républicains.
OUI cet homme aura proné la rupture, la fierté de s'assumer de Droite, entendez moins républicain qu'avant. Et vous avez applaudi des deux mains.
Alors, il s'est senti plus fort de votre veulerie et ose donc aller un peu plus de l'avant.
Désormais, à l'ignominie, vous trouvez des excuses, ce ne serait pas complétement, comparable au front national.
Vous plaidez l'évidence d'une différence. Ce qui prouve à l'envie que vous avez parfaitement conscience du glissement qu'il aura autorisé en vous et vos congénéres.
Allez continuez de plaider la nuance, vous n'avez plus rien à sauver, vous êtes déjà dans l'indécence.
Rédigé par: borneo | 10 avril 2007 à 00:29
Pareil que Laurent plus haut : un militant, quand il devient supporter proche du fanatisme (il y en a beaucoup), n'a aucune objectivité. Remarquez, il s'en moque de l'objectivité, son but est de supporter.
Et jusque à preuve du contraire, Claude n'est pas un supporter (sinon du RedStar), et son observation peut être critiquée, certes. En tous cas, pas son objectivité et son professionnalisme. Et je suis choqué, toujours choqué, de lire des posts rappelant les origines de gauche de Claude, qui lui interdiraient certaines positions sous peine d'échaffaud. A ce stade là, ce n'est plus du militantisme, mais de l'intolérance extreme.
Et sur le fond du texte, j'adhère assez volontier à ce qu'écrit Claude. Du bon sens bête et méchant. Et ça fait du bien des fois.
Merci Claude. Bonne semaine à tous
Rédigé par: falconhill | 10 avril 2007 à 08:35
Tain!
A un moment, j'ai cru que vous etiez de gauche.
Ouf!
Rédigé par: rep ban | 10 avril 2007 à 11:32
D'accord avec ce qui a été dit : il n'est pas Le Pen mais il est plus dangereux parce qu'en position d'être élu.
Une citation de la conférence de presse tenue pour la présentation de son livre, Ensemble : "Qui ne voit qu'il y a un lien évident entre la politique d'immigration non maîtrisée depuis 30 ou 40 ans et l'explosion sociale dans nos quartiers ? Ca crève les yeux qu'il y a une liaison entre les deux. Si on ne peut même pas dire que dans nos quartiers il y a une population récemment française et que le nombre de cette population a créé des problèmes d'intégration qui font que le pacte républicain menace d'exploser, si on ne peut même pas dire cela, il y a aucune chance qu'on résolve le problème." Et voilà, c'est dit : si les quartiers explosent, c'est la faute de l'immigration. Les délinquants de banlieue sont en effet tous des immigrés (et clandestins en plus, encore mieux), ou bien des Français d'origine étrangère (à la rigueur). Le Pen et Villiers le disaient déjà : Sarkozy, nous voilà !
Rédigé par: Olivier B. | 10 avril 2007 à 15:13
Bonjour M. Askolovitch,
J'ai l'impression que maintenant que Jean-Marie Lepen va quitter la vie politique, beaucoup de journalistes cherchent un nouveau facho de service (ex : Nicolas SARKOZY, Philippe De VILLIERS). Attention, lorsque le président de l'UMP aura perdu les élections présidentielles de 2007, il faudra un autre facho de service pour qu'une partie de la gauche puisse se défouler sans trop de risques et ce bouc émissaire, ce pourrait être vous...
Rédigé par: Alban | 10 avril 2007 à 19:56
Bravo et merci M. Askolovitch de défendre avec tant de courage et d'ardeur M. Nicolas Sarkosy. Vous avez raison. Je suis comme vous las de voir M. Nicolas Sarkosy systématiquement villipendé par une presse et une télévision à la botte de Mme Ségolène Royal. Je lis avec délectation vos articles dans le Figaro et le Figaro magazine. Encore Bravo. A demain dans le Figaro...
Rédigé par: arkel | 10 avril 2007 à 19:57
M. Askolovitch, je suis d'accord avec ce que vous venez de tenir ce soir sur RTL dans on refait le monde ; le procès d'intention que l'on fait à M. Nicolas Sarkosy pour les propos sur le caractère inné de la pédophilie et des tendances suicidaires chez certaines personnes est excessif, ce sont des propos sans importance qui ne valent pas qu'on s'y arrête. En revanche, l'erreur de Ségolène Royal sur le régime des Talibans, voilà qui est grave et pathétique. Malheureusement, les journalistes préfèrent attaquer M. Sarkosy au lieu de faire leur travail en montrant les graves lacunes de son adversaire du PS. Heureusement qu'il y a au Figaro magazine des journalistes comme vous
Rédigé par: arkel | 10 avril 2007 à 20:26
Rebonjour,
Je trouve les remarques ironiques un peu tristes.
Au sujet de l'interview de Sarkozy dans Philosophie magazine, je suis étonné qu'elle ne commence à faire du bruit que maintenant. Les journalistes devraient lire plus ou plus varié (Le Figaro, philosophie magazine...), ce n'est que depuis les commentaire d'Onfray que cela fait débat. Sarkozy dit aussi autrechose d'intéressant, il dit qu'il a moins de plaisir à faire de la politque aujourd'hui car en gros il a beaucoup désiré et déjà beaucoup obtenu. Je suis d'accord avec ce vous avez dit M. ASKOLOVITCH, il a un drôle de psychisme ce candidat UMP, c'est aussi ce que dit Onfray sur son blog, avec une certaine tendresse.
Bonsoir à tous (de gauche comme de droite républicaine)
Rédigé par: Alban | 10 avril 2007 à 20:38
Quel est donc ce relativisme qui fait accepter de Sarko ce qu'on aurait jamais accepté de Le Pen ? Claude, imaginons que les propos de Sarko aient été prononcés par Le Pen. Si après "Durafour crématoire" et "le détail de l'histoire", Le Pen avait parlé de "racaille" de "Karcher" et avait attribué la pédophilie ou le suicide des jeunes à des causes génétiques. L'aurions-nous accepté ? NON. Aurions nous eu peur ? OUI. Aurions nous pensé aux heures sombres de l'histoire de France ? OUI ! Hélas aujourd'hui c'est Sarkozy, supposé Républicain, qui exprime cela. Qu'il soit défendu par une poignée d'intellectuels Finkielkraut, Bruckner, Gallo, Glucksmann, affairés à banaliser des idées néoconservatrices ne change rien. Les idées ne sont pas solubles dans les apparences.
Rédigé par: Steph | 10 avril 2007 à 22:05
@steph
il n'est de pire sourd... reprenez enfin la genèse et le fond des histoires racaille et karcher, et arrêtons de dégoiser en boucle! Ca ne dédouane pas sarkozy, comme je l'ai écrit, de ses incursions sémantico-démagogiques (le mouton égorgé, etc...) Mais il ne dit pas que cela, vient de revendiquer 'immigration contre Le Pen, et précisément, est du camp républicain! Quand Mitterrand reprenait l'expression "seuil de tolérance", il restait pourtant les président socialiste...
@olivier B. Nier le phénomène migratoire et ce qu'il entraîne est absurde! André Gérin, député PC et maire de Vénissieux, ou Manuel Valls, député PS et maire d'Evry, ne le nient pas... Après, il faut être intraitable sur l'égalité, la République, la lutte contre les discrimination, l'exigence de sécurité... Mais constater quelque chose, même avec jactance et à fins électorales, comme Sarkozy, n'est pas en soi la bascule vers l'extrême-droite!
@alban;
Merci de votre sollicitude ;-) mais ça devrait aller!
Rédigé par: claude askolovitch | 11 avril 2007 à 00:55