Si c'était un match de boxe, elle l'aurait dominé physiquement, quelque chose de palpable, elle aurait donné plus de coups, même dans un style brouillon et désordonné, et lui aurait subi la furia, adossé aux cordes et les poings levés...
Mais ce n'était pas un match de boxe, et, hier soir, tout était voulu. Lui a choisi d'encaisser délibrément, soucieux avant tout de ne pas donner prise aux attaques répétées sur sa brutalité, son arrogance, sa méchanceté, son mépris, etc... Sil ne la regardait pas, c'était pour s'éviter le coup d'adrénaline de trop, qui aurait réveillé Sarko le terrible, le sarkofacho de la propagande d'en face. Il a joué son jeu en demi-teinte, et a rempli son contrat, son vérotable objectif -quitte à être en-dedans...
Elle, en revanche, jouait deux parties. Installer sa légitimité en adversaire de la droite, dissiper pour toujours l'illégitimité qu'on lui collait depuis le depuis le début de son aventure. Et en finir avec le soupçon d'incompétence et d'imprécision qui ruinait sa présidentiabilité. Elle aussi a accompli sa mission... Mais à moitié.
Question pugnacité, et relever le gant, elle l'a fait. Elle a tenu face à Sarkozy, et qu'importe si le Sarko jouait en défense: Ségolène Royal, définitivement, est la chef de la gauche -et, si l'UMPiste reste favori pour dimanche, les socialistes vont devoir s'habituer à la présence durable de Ségo-la-tueuse (sauf si dimanche est apocalyptique, mais pourquoi le serait-il?)
Question compétences, adéquation et présidentiabilité technique, le pari Royal n'est pas gagné. Le recours systématique au dialogue des partenaires sociaux finit par ressembler à un procédé plus qu'à une rénovation roborative de nos pratiques -et est contradictoire avec la franche détestation du Medef affichée par la candidate! Le flou sur la taxe à la Tobin sur les bénéfices financiers était étrange, et problématique cette volonté de tout dire en une réplique, et d'aligner des phrases-slogans face aux slogans sarkozystes... Si c'était un quizz de compétences, elle aurait été bonne en société et lui meilleur en économie. Et tous deux se sont égarés dans notre bilan énergétique -lui miniisant, à 50% la part du nucléaire dans notre électricité (environ 80%), elle confondant cette part du nucléaire dans notre électricité, avec la part nucléaire de notre consommation énergétique globale (17%).
Mais passons. Ce qui, pour moi, reste de ce débat, et me perturbe au plus haut point, c'est cette séquence née de la scolarisation des enfants handicapés... On peut la lire comme la preuve de la pugncité de Ségolène Royal, et c'est juste. Elle peut la vendre comme l'expression de sa sincérité sans apprêt, et c'est presque rafraichissant... Mais il y a autre chose.
L'étrangeté de Ségolène Royal, c'est qu'elle ait été prise pour faible et douce quant elle est ni l'un ni l'autre. Sa féminité la renvoie plus à la mère défendant ses petits toutes griffes dehors, tous les coups étant alors permis, qu'à la douceur inventée par les doux machistes... Ségolène n'est pas douce. Elle est dure. Une chef, et les éléphants socialistes n'ont pas fini de l'apprendre... Mais cette chef, quand elle se lâche, utilise des méthodes, qui, reprises par d'autres, feraient hurler. Ainsi, l'utilisation, dès l'entame, du calvaire de cette policière violée à Bobigny- instrumentalisatin de la douleur et du crime que seul, croyait-on, les immondes le Pen ou Sarkozy osaient pratiquer... Apparemment non.
Mais revenons à la séquence cruciale. Nicolas Sarkozy, le sourie du bon élève, achève une démonstration sur le droit opposable qu'il veut offrir aux parents d'enfants handicapés en mal de scolarisation. Il parle de politique moderne. Il est onctueux. Trop onctueux d'ailleurs... Et elle, alors, explose, froidement, puis moins froidement. "Immoralité politique", dit-elle, et elle accuse la droite d'avoir détruit l'intégration des enfants handicapés, et elle pointe du doigt, et du verbe, et martèle encore et encore, et convaincue de son droit, ou en pleine colère feinte ou surjouée, se montre incapable d'arrêter elle-même la séquence. Immoralité, larme à l'oeil, lance-t-elle, et ses yeux fusillent, et rien ni personne ne semble pouvoir l'arrêter...
Premier problème. Ce qu'exprime ségolène Royal est, au moins, discutable. La droite a voté, en 2005, une loi portant notamment sur l'intégration des enfants handicapés à l'école. Les principes d'une scolarisation en milieu "normal" sont partagés par tous, et le dispositif handiscol inventé par la gauche n'a pas été rayé de la carte. Que les gouvernements Villepin et Raffarin n'aient pas forcément été à la hauteur, on peut en discuter. Mais, d'un premier abord, la situation n'est pas si nette qu'elle justifierait une telle éruption.
Second problème. Cette colère, chez Ségolène Royal, tient lieu de système. Il faut bien analyser la séquence. La candidate ne contredit pas. Elle anathémise. Le choix des mots, le choix de la thématique -la morale- ne relève pas du politique, mais du religieux. Elle ne dit pas que la droite est incompétente, mais que Sarkozy est immoral. On n'est plus, soudain, dans un face-à-face politique, mais dans une philippique inquisitoriale. Le contradicteur n'en est plus un, il n'est plus un adversaire, même pas un ennemi, mais le mal. Le Mal. "Immoral", disait-elle, et ce n'était plus un débat, mais la lutte de la dame du Bien contre l'antéchrist...
Ce serait la première fois -et après tout, c'est Sarkozy les gars, hein?- on passerait. Mais cette propension à passer du débat rationnel à l'excommunication est récurrente. Lors de la campagne interne, à peine menacée par ses concurrents, Ségolène Royal les renvoyait à l'enfer du machisme assassin, se proclamant soudain candidate des femmes battues, violées, excisées... Comme si fabius ou Strauss, ces vieux mâles, avaient le couteau à la main... Contestée sur ses jurys citoyens, elle envoyait à la figure des contradicteurs le jour du diable, le 21 avril... En désaccord avec elle, on n'avait pas tort: on était dans la fabrication du pire, dans la construction de l'inommable.
Il faut bien réfléchir, sur ce que signifie cette attitude, et ce qu'elle a d'inédit. La politique n'a jamais été affaire de gentilles dames et de beaux messieurs. Ele est, aussi, affaire de tueurs. Le brutal Nicolas Sarkozy (quand il ne se tient pas...), ainsi, est quintessential de cette politique classique. Il tue ses adversaires, les cogne, les considère comme des idiots, les méprise ou le sterrifie ou les menace, façon petite frappe s'il le faut -ainsi, les chiraquiens avant 95, ou aujourd'hui ces élus UDF invités à se sarkozyfier sous peine de perdre leur circonscription... Ce comportement façon capo de la mafia, d'autres, à gauche ou à droite le pratiquent (Deferre jadis à Marseille, ou les tenants de l'appareil du PS, ou Chirac)... Mais cogner l'adversaire, même violemment, ne signifie pas qu'il soit le Mal. Il est l'adversaire, et cela suffit.
Avec Ségolène Royal, c'est autre chose. On ne cogne pas. On se donne des raisons de détruire, non plus pragmatiques, mais éthiques. On invite à tuer, parce que c'est juste. On invite au lynchage. Lynchage moral, verbal, politique... Lynchage de celui qui est le mal, puisqu'il refuse d'être avec la dame du Bien... Les adversaires de Royal au PS, et jusqu'à son compagnon, accusé à voix haute par les katangais de la candidate de la saboter, subissent, les uns après les autres, ces procès publics en déni de moralité...
Ca ne retire rien à la profonde compréhension des banlieues dont fait preuve la candidate socialiste, à sa réelle intelligence du sort des femmes (les femmes voilées, notamment), à ses intuitions justes, à sa problématique du besoin d'ordre de la société... Elle est, sans nul doute, un personnage majeur, et non sans raisons, de notre paysage politique, et pour longtemps. Elle va, au surplus, prospérer sur le rejet des élites, l'exigence du leurre de la transparence, l'envie de gentillesse manichéenne... Mais ce sont les gentils qui lynchent, au nom du Bien.
Honnêtement, vu de gauche, c'est troublant.
Très troublant.
PS. Ayant reçu, comme beaucoup de journalistes, un courriel de Jean-Marc Jancovici, spécialiste français de l'environnement et de l'énergie, auteur d'un roboratif "le plein s'il vous plait" sur la fin du pétrole, et co-auteur du pacte écologique de Nicolas Hulot, je mets en ligne ce document, rétablissant quelques vérités oubliées hier par nos deux président(e)s...
Claude, je ne comprends pas votre argument morale = religieux. Dans un pays laic, il n'y aurait pas de morale? Et puis si vous n'aimez pas le mot immoralite, lequel aurait-elle du utiliser? inethicite? on lui en aurait reparle avec encore plus de bravitude...
Rédigé par: Erwan | 03 mai 2007 à 19:44
Un sentiment de malaise à l'issue de ce débat, tant la violence y était sous jacente... Bizarre cette façon qu'à eu Royal de le saborder, dès le début, en mélangeant les sujets... Acte prémédité ?... Si j'ai trouvé Sarkozy assez fuyant, bloqué par sa peur de paraître brutal, Ségolène Royal m'a paru en effet glaçante, suintant le mépris... Seul les Ségolâtres Antisarkozystes y verront une victoire indiscutable.. Pour ma part j'ai le sentiment qu'elle a cramé le capital de sympathie qu'elle pouvait engendrer face à "Sarko le Brutal"...
Rédigé par: anwar | 03 mai 2007 à 20:36
@erwan et autres sur la morale.
Rien contre la morale en soi, sauf quand on l'utilise à tort et à travers, et comme arme absolue politique entre autres. Rien contre la religion, sauf quand elle tourne au bucher des sorcières ou à l'excommunication. Dans cette séquence, SR n'est pas allé s'inspirer de la morale ou de la compassion chrétiennes, mais a joué les savonarole au petit pied -tout en ayant tort sur le fond, comme en témoigne ici Melissa (et ailleurs, tous ceux qui connaissent le sujet handiscol).
@koz
et oui de gauche, cher ami -gardons les distances- mais c'est bien dur quand la gauche prend d'étranges chemins (voir plus haut).
@oppossum
la gauche, sans doute, était déjà assez nue, mais cette campagne a accéléré le processus.
Rédigé par: claude askolovitch | 03 mai 2007 à 20:46
Cher Monsieur Askolvitch,
Je ne sais pas si je suis de droite ou de gauche ou du centre. Je ne suis et ne souhaite être encarté dans aucun parti. J'ai 18 ans et j'ai voté pour la première fois de ma courte vie, le 22 avril dernier, non sans une certaine fierté citoyenne, je l'avoue.
J'ai choisi Sarkozy, d'abord par adhésion (au moins partielle) à son projet, même si j'ai parfois été déçu voire choqué par ce qu'il a pu dire (le coup du kärcher), faire (l'accent mis trop fortement à mon goût sur l'autoritarisme et la répression) voire même proposer (sur l'immigration et l'identité nationale).
Pourquoi vous dis-je tout ça? Tout simplement parce que je consulte très fréquemment votre blog et qu'à vous lire, j'ai le sentiment de me retrouver politiquement dans un grand nombre de vos articles et de vos analyses. Même si je vous imagine mal voter UMP et vous crois suffisemment fidèle à votre famille politique de coeur pour ne pas la "trahir" dans l'urne (ce que je respecte, malgré mon dégoût profond à l'égard de la personnalité incroyablement hautaine et particulièrement désagréable de Royal -- mais Sarkozy vaut-il bcp mieux???), je ressens ce malaise profond, ce dépit, et en même temps cet appel retentissant de toute une partie de la gauche, en quête d'un vrai renouveau, aspirant à l'adoption d'une ligne libérale décomplexée, délestée de son sectarisme nauséabond et de sa pensée unique exaspérante (tout ça pour rester poli...); enfin n'ayant en rien renié ses idéaux humanistes et universels mais faisant preuve d'un plus grand pragmatisme. Une gauche moderne, somme toute.
Quoi qu'i en soit, je vous remercie de me faire croire à cette gauche que j'espère, que je crois autant possible que nécessaire (en serais je alors?), et dont Bayrou n'est selon moi qu'une imitation bien pâlote, faiblarde et peu crédible.
Cordialement.
Rédigé par: Beachcomber | 04 mai 2007 à 00:43
Monsieur Askolovitch, avez vous eu connaissance de cette vidéo qui fait apparaître que Mme Royal dissimulait fort habilement lors du débat du 2 mai une oreillette? Serait-ce le gage de cette moralité, de cette honnêteté, de ce courage que nous attendons (encore?) de la gauche?
http://www.dailymotion.com/video/x1vx2q_segosarko-royal-porte-une-oreillett
Rédigé par: pascale | 04 mai 2007 à 08:54
Le pragmatisme, Beachcomber, de la gauche moderne est de sortir d'une vision, d'une gestion politique conservatrice parce que cette gestion, cette vision a démontré ses limites. Le pragmatisme de la gauche moderne est de proposer que les problèmes de la dette, de la relance économique, des retraites, de l'écologie, de l'éducation, etc. sont TOUS liés entre eux et qu'ils doivent donc être réglés de façon globale.
Ce débat ne pouvait pas être un match de boxe parce que les deux adversaires ne combattent pas dans la même catégorie. Sarko est un poids moyen du projet politique dont le seul apport pour son camp consiste à radicaliser son discours. Mais il n'apporte que des mesurettes, des rafistolages, complètement incohérents entre eux, aux problèmes français. Il a encore une vision partisane de la politique.
Ségo est déjà au-dessus de tout cela. Si elle n'a pas respecté le découpage imposé par le débat, c'est parce qu'il ne correspond en rien à son approche politique. Si elle a baffé Sarko lorsque ce dernier lui parlait des propositions de Hollande, c'est parce qu'elle sait qu'aucun parti ne vaut la démocratie qu'elle appelle de ses voeux.
Je comprends que quelqu'un comme Asko qui est parti dans tous les sens dans cette campagne, une fois au centre, une fois à gauche, pour terminer, de l'avis des commentaires de son blog, à droite, ne s'y retrouve pas. Je comprends que les nouveaux repères que Ségo a définis, que l'affrontement inévitablement brutal de deux conceptions politiques complètement différentes soient vus par certains, culturellement encroûtés dans de vieux schémas, comme de l'agressivité. Oui, je comprends qu'Asko soit troublé.
Mais son analyse est fausse. Le dialogue social est la clé de voûte du projet de Ségolène qui ne s'appuie pas sur des compétences élitistes et partisanes, sa féminité est le symbole même de sa modernité, ses colères saines reflètent son indignation devant les injustices, le mépris que révèlent les propositions de Sarkosy.
Non, Ségolène, vous n'avez pas déçu la gauche moderne. Oui, personne d'autres que vous aujourd'hui ne peut porter ses valeurs.
Et je tiens à vous dire ici que la gauche moderne ne vous oubliera pas. Qu'elle se battera toujours à vos côtés pour cet avenir que vous nous avez proposé, que vous nous faites désirer. Pour que ce projet qui est vôtre devienne un jour, et le plus tôt possible, nôtre dans sa réalisation.
Rédigé par: Franade | 04 mai 2007 à 09:09
@ Franade:
"Je comprends que quelqu'un comme Asko qui est parti dans tous les sens dans cette campagne, une fois au centre, une fois à gauche, pour terminer (...) à droite, ne s'y retrouve pas"
Peut-être que critiquer n'est pas changer de bord.
Peut-être que s'exprimer ne veux pas dire prendre position pour un camp. Si les "sens" qu'a empruntés le blogueur en chef sont si nombreux à vos yeux, c'est simplement que pour vous, chaque critique signifie un virage, et que votre vision encartée est caricaturale et artificielle.
Peut-être aussi qu'on peut être libre de penser sans s'exposer à des procès d'intention... Ou qu'on le sera un jour.
@ Falconhill: J'accepte bien sûr la poignée de main "envisageable" (quelle prudence, lol).
Rédigé par: Dédé La Mine | 04 mai 2007 à 11:19
Vu de gauche, dites-vous ? Depuis quelque temps, cher C. A., je vous sens plus empressé à critiquer vos "amis" que vos "adversaires", alors… Peut-être est-ce la fréquentation de personnalités comme M. Besson ??
Ça n'empêche nullement la qualité de votre analyse sur le débat, du reste. Mais si vous le voulez bien, nous pinaillerons ensuite, entre "gens de gauche". Et pas juste avant l'élection !
Rédigé par: Justin Colbart | 04 mai 2007 à 11:27
Si Sarkozy gagne cette élection, alors oui là vraiment tout est possible.
Encore Merci aux electeurs de gauche qui n'ont pas voter Bayrou au premier tour.
Car c'est à cause d'eux que Sarkozy vas être élu.
Comme l'on a cesser de le répéter avant.
,
Rédigé par: Luc | 04 mai 2007 à 11:27
(en aparté... message "personnel")
Asko, j'ai reçu ce matin dans ma boîte e-mail un portrait particulièrement élogieux de vous, brossé par un journaliste sur le plateau duquel vous co-officiez tous les lundis de 2006 ;) .
Je vous remercie par ailleurs de m'avoir qualifiée de "jeune âme" sur un autre support... j'en rosis! (re- ;) )
Rédigé par: Mathilde P. | 04 mai 2007 à 12:47
Ségolène Royal "n'a pas fait beaucoup" pour les handicapés, accuse Claude Allègre
source : Associated Press le 03/05/2007 18:19
Au lendemain du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, son ancien ministre de tutelle Claude Allègre s'est montré jeudi "très choqué" de la colère de la candidate socialiste qui "n'a pas fait beaucoup de choses pour les handicapés".
Interrogé sur RTL, Claude Allègre s'est dit "très choqué parce que, hélas! elle n'a pas fait (...) beaucoup de choses pour les handicapés". Lors de la mise en place du plan Handiscol, préparé par Mme Royal, "il n'y a eu aucune mesure vraiment importante", "ça n'a pas été quelque chose de très efficace", s'est-il souvenu.
"Celui qui a fait le plus pour les handicapés, c'est Luc Ferry", ancien ministre de Jean-Pierre Raffarin, a estimé l'ancien ministre de l'Education nationale. "Je ne suis pas pour autant pour la droite, mais je pense que la vérité doit être dite en politique."
"Je suis un peu outré de ça parce que ce qui a été dit, c'est des mensonges", a-t-il encore dit.
L'ancien ministre, qui avait annoncé avant le premier tour qu'il ne voterait par pour Ségolène Royal, a répété cette position pour le second tour. "Je ne voterai pas pour Ségolène Royal", a-t-il dit. AP
Rédigé par: MOUTON NOIR | 04 mai 2007 à 13:12
@pascale
Aucun interet cette video.. C'est juste un reflet dans sa chevelure... On a fait le même procès naguère à Sarko... Nos présidentiables seraient ils bêtes à ce point?
Rédigé par: anwar | 04 mai 2007 à 13:15
anwar, vous avez raison, et même si la présence d'oreillette me semble bien probable, c'est stérile comme post. Ce blog mérite mieux que d'essayer d'y évacuer l'impression "mal saine" laissée par le débat du 2 mai. Sorry
Rédigé par: pascale | 04 mai 2007 à 13:39
Ventilation par classe d’âge du vote Royal :
18/24 ans 53%
25/34 ans 54%
35/49 ans 56%
50/64 ans 51%
65 ans et plus 25%
Si le candidat de l’UMP parvient tout de même en tête c’est qu’il fait un tabac chez les retraités, avec un score atteignant 75% qui lui permet de combler son retard.
Source: Ipsos.
, (http://www.betapolitique.fr/spip.php?article0787)
Rédigé par: Vérité | 04 mai 2007 à 14:36
LA GAUCHE "MODERNE" !!!
Voilà une expression que je ne peux plus entendre : car si être moderne, c'est être réaliste, c'est-à-dire accepter toutes les couleuvres du monde marchand, autrement dit la loi du plus fort, autrement dit la voix de l'Amérique, alors aucun combat pour un peu de justice n'est plus possible. Les 40 h, les congés payés (vous vous rendez compte, être payés à ne rien faire !!!), le droit syndical, tout cela était une entrave à la modernité telle qu'on l'entend chez certains de nos journalistes "de gauche" !
La modernité, j'y crois encore : elle est du côté de l'exigence, de la solidarité et de l'utopie généreuse. Les créateurs, les "modernes" sont par définition du côté de l'invention, pas de la soumission au réel. Ça, c'est le conservatisme, l'académisme. Laissons cela à la droite et aux privilégiés égocentrés.
J'ai peur, M. Askolovitch, que vous soyez décidément de plus en plus "moderne". Mais dans votre sens, pas dans le mien.
Rédigé par: Justin Colbart | 04 mai 2007 à 15:06
@ Vérité:
Je ne vois pas vraiment le rapport. S'agit-il juste de faire un peu de lobbying au hasard d'un surf sur quelques blogs?
Ou alors s'agit-il de faire de la campagne une série de commentaires de sondages? Si tel est le cas, vous devez être aux anges sur pas mal de media.
Puisqu'il n'est pas de vérité partielle, je mets mes principes au placard et vous renvoie à un sondage du 3 mai TNS SOFFRES où SR n'est majoritaire dans les intentions de vote que chez les 18-24 ans.
"Comment se fait-il que personne n'en parle?" écrit votre source. Peut-être parce qu'il a trop la tête dans le guidon ces derniers temps... Mais en même temps c'est gratuit, je ne le connais pas...
Fin du commentaire de sondage. Appréciable comme exercice, c'est reposant. Pas étonnant que ce soit si répandu...
Rédigé par: Dédé La Mine | 04 mai 2007 à 16:08
@ Dédé la Mine
Oui, Sarkozy est élu par les vieux.
Je vois pas ce qu'il y a, cela fait déjà un petit temps que cela a été dit, et même des parodie télés ont été faitent sur les vieux électeurs de Sarko.
..Si Sarkozy est élu se sera grace au plus de 65 ans, tout le monde le sait..
Ce qui le mènera, s'il est élu à une impasse pour gouverner.
Mais de toute façon il s'en moque puisque tout ce qu'il veut c'est " être " président, une fois qu'il aura réussit..il sera loin très loin le temps des promesses, car on sait tous que ses vraies idées, sont terriblement abjectes.
Et terriblement inspiré des idées conservatrices Américaines.
Quand je pensse que les Français moyens sont à 10 000 lieux de s'en rendre compte, cela me fend le coeur.
Passer de Degaule et Chirac, à Sarkozy.
Il y a de quoi vomir. Sarkozy a tué ce qui rester de Gauliste à la droite.
Cet personne n'est qu'un " communicant " avec des idées dangereuses, Chirac le dit en privée et il n'en penssera jamais autrement jusqu'à la fin de sa vie.
Trop de manipulations.. trop d'immoralité chez Sarkozy.
Bayrou ne voteras pas Sarkozy, et il a bien raison, j'invite tout démocrate et tout vrai républicain, à en faire de même.
Rédigé par: Deprène | 04 mai 2007 à 17:33
Bonjour Claude,
Ca y est la campagne touche à sa fin, J-2 avant que l'on rentre dans le règne de Nicolas Sarkozy car tous les commentaires s'accordent à dire que la championne de la gauche n'a aucune chance... Je ne cache pas Claude mon inquiétude pour le futur des classes les plus défavorisées... Pour en revenir au débat, Royal n'avait pas beaucoup de marge de manoeuvre en fait : mis à part montrer les dents et sans doute exploiter un thème social porteur (les jeunes handicapés) et ainsi faire passer Nicolas Sarkozy pour le méchant homme de droite et sans coeur... C'est de bonne guerre quand même et moins trash que le mouton égorgée dans la baignoire Claude, avouons le... De plus qu'aurions nous dit si elle n'avait pas montrée les dents durant ce débat... (La nunuche)Et pour conclure la "vindicative Royal" aurait dû en faire de même avec les éléphants.... qui lui ont tant facilité la tâche et autant responsable d'un echec désormais programmé...
Rédigé par: juju | 04 mai 2007 à 17:38
Mais arrêtez enfin,
Comme le dit Rocard, Nous n'avons pas à nous RESIGNER à voter Sarkozy,
Mince alors !
François Bayrou
Michel Rocard
Jacques Delors
Jacques Chirac
autant de gens qui vous on fait comprendre qu'il ne fallait pas voter pour Sarkozy, alors MINCE !
DE-LA-COMMUNICATION !
IL NE FAIT QUE DE LA COMMUNICATION !
C'EST UN MANIPULATEUR !
Enfin OUVREZ LES YEUX !
Ce n'est plus une question de gauche, de centre ou de droite.
C'est de la sauvegarde d'un pays qu'il s'agit.
Rédigé par: Bob | 04 mai 2007 à 18:05
Au secours !!!
Le TSS envahit ce Blog...
On se croirait chez Birenbaum...
Rédigé par: anwar | 04 mai 2007 à 18:20
"Anwar" C'est du TSS ou la simple et triste vérité ?
...la vérité j'en ai bien peur.
C'est tout de même un sacré mauvais argument sarkosiste que de dire "le TSS", cela sous-entend quoi ?
Que "Celui qui n'est pas avec moi est contre moi" ?
Dans ce qui est dit, tout est vrai.
Malheureusement.
Alors arrêtez avec votre fausse défensse.
Jamais les gens de droite n'exprimme leur inquiétude sur le comportement de Sarkozy à part en privé, caché comme des rats.
Rédigé par: Thevenin | 04 mai 2007 à 19:56
@thevenin
Sarkozy fou... Sarkozy dangereux... Libre à chacun d'y croire.. Mais plus attaché aux faits qu'aux fantasmes, je préfère qu'on en reparle dans un an s'il est élu.. En attendant je maintiens que le TSS et autres unes de Marianne n'ont en rien empéché son ascension..
D'ailleurs vous le constaterez probablement par vous même dimanche..
Rédigé par: anwar | 04 mai 2007 à 21:17
Quelqun a t'il dit qu'il été fou ? ...
Je constate que vous pratiquez, tout comme votre leader, l'association de mots et d'idées.
Les faits vous dites, parlons-en des faits que vous jugez fantasmes, chaque personne habile et bien rensseigné les connais, les faits.
Vous fermez les yeux ? ..
Ah vous faites semblant de ne pas voir, de ne pas avoir entendus...
Seriez-vous ..."con" par hasard ?
Mais ces choses là vous dépasse certainement, vos raisons de voter pour lui sont certainement bien simplistes et si peu honorable.
Et le fait d'être élu, est-il un gage de bonne foi à votre avis ?
"Je vous rappel que Mônsieur Hitler a été élu " osait-il dire il y a peu.
Oui oui, votre leader.
Manipuler les gens, le " bon peuple ", c'est facile.
La soif du pouvoir c'est alléchant.
La communication, les enquêtes de sondage, les menssonges, les manipulations, ça aide..
à Obtenir !
"son ascension" vous dites, ah je vois, vous êtes fasciné.
Dans un an, il sera trop tard.
Mais soit, portons la révolte à J - 365 jours.
Rédigé par: Thevenin | 04 mai 2007 à 23:31
↑↑ .. ↑↑
@ anwar (je suppose)
Rédigé par: aleix | 05 mai 2007 à 02:13
"Seriez-vous ..."con" par hasard ?" --> C'est une plaisanterie, un troll ?
Rédigé par: Falconhill | 05 mai 2007 à 08:57