Ca m'a fait drôle d'entendre ça, l'autre soir au Zénith, quand le pauvre Patrick Bloche, chef des socialo-parigots, a annoncé qu'il allait lire un message de Lionel Jospin. Alors, ça a sifflé. Et pas qu'un peu. Bien sifflé, depuis les rangs de la ségolénie. Ca a sifflé, puis des bonnes âmes ont chanté, "tous ensemble tous ensemble socialistes", slogan de footeux retraité plus souvent par le PC à l'agonie que par les socialos -mais le vocabulaire indique l'état de santé d'un parti qui est le seul que la gauche ait en magasin ces temps-ci, et c'est inquiétant.
Ca a sifflé Jospin, dans une réunion de socialos formatée "embrassons-nous folleville", réconciliation éléphantesque au programme pour bien lancer les législatives, et ben, c'est réussi! La presse, adorable la presse, n'a pas insisté sur cette séquence. Elle en dit pourtant trop sur l'état de la social-médiocratie française, en crise idéologique, morale, comportementale, politique, jusqu'aux frontières de l'indécence.
Il leur a fait quoi, Lionel Jospin, aux socialistes? Il les a repris quand ils étaient au fond du trou, il les a sauvés en 95, il leur a donné une assise programmatique, il les emmenés au pouvoir, il a gouverné cinq ans, il a donné la moins mauvaise idée possible d'une gouvernance social-démocrate, et il n'a emmerdé personne pendant cette présidentielle, il n'a pas dit du mal de Ségolène, alors qu'il en pensait!, il a été gentil et discret. Et c'est comme ça qu'on le remercie? Et qui sont-ils, ces apprentis politroucs qui accrochent des posters d'une non-présidente dans leur chambre d'enfants, pour siffler Jospin?
Bien sûr qu'il a des défauts, le Lionel! Il est parti en 2002, il aurait voulu revenir, il n'a pas pu, il y a renoncé, ça l'a vexé. Il est orgueilleux. Et il a été trotskiste et taupe, aussi, ce qui est plus sérieux. Et il est certainement insupportable et imbuvable de raideur et de constance et de conscience de soi. Bien. Et alors? Il était déjà tout ceci, orgueilleux, et raide, et ci-devant trotsk, et en ayant menti, quand les socialistes, qui ont le culte du chef et le respect de l'autorité, l'applaudissaient à,tout rompre, il ya cinq ans! Et ce n'est ni pour ses mensonges, ni pour son orgueil, qu'ils l'ont sifflé au zénith. Ils l'ont sifflé pour Elle, et sans doute ne l'a-t-elle même pas demandé.
Ils l'ont sifflé pour Ségolène. Pour elles, ils en feraient des choses! Ils l'ont siffé parce qu'il n'est pas de la bande. Il n'est pas ségoliste. Pas l'un d'entre eux. Le contraire même du ségolisme, lui qui ne croyait qu'aux programmes, au possible, au concret, aux scrupules de l'écrit...
Non, il n'est pas de la bande, Jospin. Pas de la secte? Tout de suite les grands mots! Mais l'adoration mystique greffée sur un déni de réalité, c'est quoi, en gros? La transmutation du langage, la translation de vocabulaire, ne jamais dire 46,9% mais 17 millions de voix, et se convaincre qu'on a gagné quand on a salement perdu, c'est quoi, sinon un enfermement pathologique? Cela, plus la mise en enfer des contrevenants à la juste adoration (lisez et relisez "la femme fatale" du duo bacqué-chemin), de Hollande à Strauss-Kahn aujourd'hui, lui aussi sifflé puisqu'il est le rival de la dame, et qu'il a dit défaite, et comment ose-t-on dire défaite, et comment ose-t-on disputer à l'Incontestable le leadership du Parti, comment ose-t-on même exister hors de Son évidence?
C'est un âge nouveau que les partisans -allez, certains, pas tous, mais ce sont eux que l'on entend, et qui sifflent- de Ségolène veulent instaurer. Un âge de sainte communion, dans l'amour de la cheffe, et les réfractaires seront chassés du sein de l'Eglise. Et ni leur âge, ni leur valeur, ni leurs travaux passés, ni leur compétence, ni leur dévouement, ne seront des excuses. Il faut entendre, chez les troupaillons ségoliens, l'envie de table rase, d'autodafé politique! C'est un processus fascinant, que cette attribution de la défaite à tous sauf à elle, à tous sauf à ses manques, à tout sauf à ce qu'elle inspirait, aussi, comme refus. Processus fascinant de voir des socio-démocrates virer Amok, théoriser, tels des nationaux allemands après 18, l'idée du coup de poignard dans le dos, chercher les traîtres pour ne pas s'interroger sur soi-même, préparer les pelotons, pour que s'installe comme gagnante celle qui a perdu...
Et c'est ainsi que Jospin est sifflé.
Précisons enfin. Ségolène Royal sera peut-être chef du PS et de l'opposition. Et elle sera, si ça se trouve, élégante et efficace, alors, et fera travailler la gauche sur le fond, comme Jospin justement, entre 96 et 97. Mais ce qu'elle inspire, comme adulation sectaire, ce qu'elle provoque, comme lynchage des opposants, est tragique, et aussi pour elle. La meilleure chose qui puisse lui arriver, c'est qu'elle amène ses troupes à sortir de ce délire fantasmagorique, à retrouver les chemins de la simple politique, du débat d'idée, et de la décence. Qu'elle revienne sur terre, où il y a du boulot. Et que les siens comprennent, quand ils scandent à en perdre les cordes vocales "merci Ségolène", que remercier Lionel aussi ne leur arrachera pas la gueule, ni ne repoussera d'un jour la date de la rédemption.
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PS (c'est le cas de le dire). Ca fait un bail que pas écrit? Ouais. Comme quoi on peut se désintoxiquer même et y compris des bonnes habitudes. Et puis, la séquence se déroulait tellement prévisible, ça coupait l'envie. Cette fois, ça en valait peut-être la peine!
Oui, tout le monde s'est réjoui de la photo de famille.
Mais les sifflets, ça fait mauvais genre. En même temps, il y en a toujours eu au PS.
Et puis, certes Jospin n'était pas au second tour en 2002, mais Royal n'a pas gagné non plus le second tour en 2007, et pire : elle fait un moins bon score relatif que Jospin en 1995 !
C'est Royal qu'il fallait siffler, pas un retraité ...
Rédigé par: Lancelot | 31 mai 2007 à 12:20
Ce qui m'etonne le plus en fait c'est que les colères des ouailles de Ségolène se concentre autour de Jospin le seul elephant a avoir été peu dissert sur la débâcle et les errements approximatifs du pacte présidentiel. Fabius loin d'avoir été d'un soutien sans faill pour Ségo pendant la campagne a lui eu droit a une véritable bronca en réaction a un discours anti-Sarkozy des plus populo. tout porte a croire que la recherche de bouc-émissaires par les militants socialistes n'est après tout qu'une entreprise situationelle; et que l'on préfere tout rejeter sur l'absent prinicipal du Zenith( Jospin car il faut bien se façonner un fauteur) que de livre une piètre démonstration de désunion en huant les plus elephantesque des intervenants. Plus triste encore/ le constat de plus en plus avéré selon lequel le PS, faute d'un aggiornamento ideologique ne represente plus finalement qu'un contre courant pathétique à la deferlante Sarkozy . Sarkozy comme anti-programme, tel est le programme du PS. Et puis, plus j'entends Hollande et plus je me convaincs de ses talents de comique ( bien que son discours ait été moins guignolesque que d'habitude , probablement en réaction aux propos avilissant de Fillon).Ah qu'elle semble loin la reconstruction.
Rédigé par: Reda | 31 mai 2007 à 12:46
La gauche, a la mémoire courte. Enfin, une partie seulement, du moins je l'espère, sinon c'en est fini pour moi de 20 ans de choix politiques.
Seulement 2 hommes ont permis au PS (et à la gauche dans sa quasi intégralité) d'exister et de gouverner depuis 30 ans : Mitterrand et Jospin. Entendre ces fanatiques siffler ce dernier lors d'un meeting me dégoute. Qu'ils apprennent le respect avant de prétendre au pouvoir. Ils ne comprennent rien. Et j'ai le sentiment que ce n'est pas prêt de s'améliorer ..;
Rédigé par: Mad In Nina | 31 mai 2007 à 13:23
Quel retour ! Oufff, ça dépote. Les "ségomaniaques" vont ressortir les armes, attention.
Sinon mention pour "social-médiocratie". Je le note dans mon carnet, à sortir à table pendant les repas de famille.
Enfin, pour la "mémoire courte" citée par MINina, admettons volontier que ce n'est pas que l'apanage de la gauche. La droite a aussi une mémoire extremement courte (Sarkozy n'était il pas y a peu un traitre pire que Besson ?). Et d'une manière générale, la France, si prompte à bruler ce qu'elle a adulé (cf en foot), et vice versa, est un exemple de ce que la "mémoire courte" peut être. Autoflagelation bien française de ma part ? Un peu, sans doute, mais cette "mémoire courte" est vraiment un défaut qui personnellement me hérisse.
Gageons que Jospin, comme Chirac plus tard, sera réhabilité par l'histoire. Car s'il fut un trés bon premier ministre (le meilleurs qu'on ait eu depuis longtemps...), sa tentative de retour, sa position "je viens sans venir", était d'un ridicule sans nom. Il aurait gagné à être plus grand sur cette période là sans doute, non ?
Enfin, va se passer des choses au PS. A suivre. Et heureux du retour de notre Claude :)
Rédigé par: falconhill | 31 mai 2007 à 13:49
C'est vrai, il a leur fait quoi, Lionel Jospin ? Il les a juste laissés tomber après une défaite mémorable. Pour leur bien, qu'il a dit. Pis, il est revenu, cinq plus tard, aux temps des présidentielles. Pour leur bien aussi, qu'il a dit.
Je pense qu'aujourd'hui, vu l'état dans lequel se trouvent la gauche et le PS en particulier, il n'y a pas que les ségolénistes qui sifflent Jospin. Vos interprétations angoissées, Asko, tentent peut-être encore de sauver Besson et les deux copines journaleuses en diabolisant à tous prix les ségolistes ?
Bof. Y paraît que la diabolisation en politique, c'est contre-productif...
Rédigé par: Franade | 31 mai 2007 à 13:56
Je vous pensais à terre, lassé, écoeuré, jetant les gants devant tant de doctes avis.
Et puis, surprise, vous voilà, percutant là où aucun de vos confrères et autres n'ont voulu ou pu aller. Et l'éclairarage est édifiant mais salutaire.
Et tant pis si on me traite de groupie.
Rédigé par: pascale | 31 mai 2007 à 14:47
Bonjour,
Tout d'abord je fixe le tableau : j'ai voté pour Nicolas Sarkozy.
J'ai une profonde admiration pour Mr Askolovitch qui est un journaliste brillant, vif, intelligent, cultivé et perspicace.
Pourriez vous m'expliquer, et ma question est sérieuse, qu'est ce que c'est que d'être de gauche ?
En effet, je suis généreux avec mes employés, je paie mes impôts (beaucoup +++), je respecte mon prochain, je n'aime pas les patrons voyous etc.
Et pourtant je ne vote pas à gauche.
Suis-je schizophrène ?
Est-ce que être de gauche ne sert finalement pas à s'acheter une bonne conscience ?
Merci de vos réponses.
Rédigé par: Candide | 31 mai 2007 à 17:26
Je vote à gauche, depuis que je suis en age de voter, ce qui ne m'a pas empêché d'être chef d'entreprise(s) pendant longtemps.
Je ne recherche pas à avoir bonne conscience, je pense simplement que la gauche "démocratique" (à droite du PC, donc) est, de manière générale, plus humaniste, tolérante et respectueuse (autant dire que la diabolisation, les sifflets et autres colibets me lassent au plus haut point). Ca n'a rien à voir avec une logique économique ou un idéal politique. Je partage les valeurs de base de la gauche sans être forcément d'accord avec leurs orientations dans le détail. J'irai même plus loin, dans le détail des programmes PS et UMP, je me retrouve parfois dans l'un et parfois dans l'autre (et souvent, aussi, dans aucun).
Bref, être de gauche, pour moi, c'est être attaché à des fondements et pas à des détails de mise en oeuvre. Et quand le PS se perd dans des chemins de traverse habituellement utilisés par la droite, ça m'inquiète et me désole, et m'amène à me poser des questions sur mon attachement politique ...
Rédigé par: Mad In Nina | 31 mai 2007 à 20:23
Mad In Nina > Vous avez parfaitement expliqué le problème de la gauche, et cela sans vous en rendre compte.
Si je vous suis, être de gauche c'est croire en un idéal, des valeurs qu'on pense supérieures et justes, autrement dit on se place dans une logique de l'ordre de l'idéologie et de l'adhésion irrationnelle.
C'est exactement le problème de cette gauche Française qui pleine d'elle même, sure de son bon droit, sure de représenter ce qui est juste, ce qui est vrai, ce qui est bon ne pense pas nécessaire de faire ce travail pourtant essentiel en politique de la réflexion. Et pourtant du travail il y en a sur le plan social, économique, environnemental, humaniste, international, etc...
Mesdames et Messieurs de gauche, le temps de PMF est loin derrière, le temps du Blairisme Français loin devant... Bon courage!
Rédigé par: Michael | 01 juin 2007 à 10:33
BRAVO !!
Je n'ai jamais été de gauche encore que avec DSK comme candidat ...
J'aime vos notes de socialiste désabusé et en colère,non pas par cynisme mais je pense que nous avons tous à gagner d'avoir une opposition intelligente et constructive.
Votre coup de gueule d'aujourd'hui me fait plaisir mais ne me rassure sur l'avenir du PS.
Pour info, je vous conseille à tous le blog de Moscovici de grande qualité http://moscovici.typepad.fr). Il est vraiment dommage que le PS ne mette pas en valeur des hommes comme lui ou Manuel Valls ou autre.
Rédigé par: DAYEN | 01 juin 2007 à 10:52
Au delà des sifflets, S Royal profite largement des méthodes de ses "seconds couteaux", Dray, Rebs, Montebourg, LeRoux... menace, invectives, intimidations, propagation de rumeurs et j'en passe.
Ce qui est désolant, c'est la propension de certains journalistes à "sauter sur la bête", comme si dès qu'on parle de dsk et de son entourage (JCC et JMLG les premiers) le moindre ragot peut devenir une information avérée et sulfureuse quand il ne s'agit que d'une entreprise de démolition. Faire sa carrière ou sa réputation journalistique sur la révélation de ragots place leur porteur au niveau de la presse de paparazzi (je m'excuserai peut être un jour du coup que j'ai fait à GB mais il l'avait bien cherché après tout).
le seul tort de dsk et consorts est de penser qu'ils sont au dessus de ça et ne pas démentir, la rumeur se valide dans le silence, et la madone surfe sur les procès en moralité ou amoralité.
Elle dénonce, juge, adoube ou excommunie, prophétise ("mon élection sera un événement planétaire"), et ses fervents font de même. Je garde en mémoire la phrase d'un de mes "camarades de section", opinée par son secrétaire "le parti doit définir une ligne et si les dsk et Fabius ne sont pas d'accord, ils n'ont qu'à partir".
Elle maintient un climat hystérique quand d'autres voudraient faire de la politique.
ça c'est l'hallu totale:
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/legislative/257492.FR.php
Rédigé par: Mathilde | 01 juin 2007 à 11:39
Le problème de DSK, c'est qu'ill est adoré de l'intelligentia de gauche , et par les sympathisants du centre droit ou de la droite qui ne voteront jamais pour lui!
PS: @Mathilde
Je me trompe peut être mais je crois que "menace, invectives, intimidations, propagation de rumeurs et j'en passe." n'est pas l'apanage uniquement des seconds couteaux de Royal, on a pu le constater lors de la désignation interne du candidat...
Rédigé par: ségomaniaque :-) | 01 juin 2007 à 14:33
Quel retour !!
Mon voeux le plus cher à la veille du second tour était que Ségolène Royal disparaisse vite du paysage politique et que très rapidement sa pathétique campagne n'évoque plus pour tout le monde qu'un immense pétage de plombs collectif. Malheureusement le PS est dans un état bien pire que ce que je l'imaginais. Ils continuent à vivre dans l'hallucination qu'elle aurait pu et qu'elle pourrait encore être président de la république ...
Comme vous le dîtes très justement, le PS est désormais le seul parti de gauche, et elle en reste la personnalité dominante. Aussi, je me pose la question : Peut-on être encore de gauche quand on rejette le ségolisme ?
Rédigé par: Malakine | 01 juin 2007 à 14:39
@ ségomaniaque: précisez votre pensée... rien, je dis, et je l'affirme absolument rien n'est sorti de chez les strausskahniens pendant la désignation interne, sauf rumeurs lancées par les ségolistes.
A chaque fois qu'un truc était fait (un président de région menacé de "mort politique par tel secrétaire national si il soutenait dsk, l'élucubration de sms envoyés par JCC aux sarcellois pour leur dire de siffler la dramatique SR au zénith, les "fiches cuisines"...), à chaque fois nous réclamions que dsk le dénonce et il a toujours balayé d'un revers de la main, pensant être "au dessus". (je passe évidemment le "hoax" déterré par les ségolâtres, si élégant qui prête à dsk une imaginaire itv où il dit que tous les matins il se demande ce qu'il pourra faire pour l'Etat d'Israël).
Comprenez qu'être ainsi diffâmé, et ceci validé par certains ségolâtres journalistes (Françoise D. si tu me lis...), de se faire traiter pendant des mois de "machine à perdre", "école du vice" (ah!... le vice, la vertu...), de "vieille bête qui se meurt dans des soubresauts", "macchiste", "phallocrate", se voir menacer de "sanction par le vote", les agressions physiques (Dray et Menucci en grande forme!), les tricheries organisées à Marseille et par G. Frêche (dont le soutien arrangeait bien Mme Royal qui l'a désaimé dès le 17 novembre), tout ça est un tantinet violent.
Donnez moi un seul exemple de chose prouvée, qui soit à la hauteur des quelques exemples précités... vous ne trouverez kedal!
Rédigé par: Mathilde | 01 juin 2007 à 14:48
@ Candide
Etre de gauche, c'est avoir confondu trop longtemps liberté avec libertaire, égalité avec égalitaire, fraternité (humanisme) avec humanitaire.
@ Monsieur Asko
On ne sait toujours pas ce que vous faisiez pendant votre absence, mais une chose est sûre, vous n'étiez pas en stage d'orthographe... ;-)
Rédigé par: Sacha | 01 juin 2007 à 15:12
@ Mathilde
Je ne connais pas les arcannes du PS pour affirmer ou pour porter des accusations contre tel camps, simplement j'ai du mal à croire que ce soit rose d'un côté et sombre de l'autre. Du peu que j'en ai entendu ( par les journalistes qui ne sont pas forcément tous des incompétents ou des ségomaniaques sinon ça ce saurait...), la vidéo sur les enseignants sortie à quelques jours du vote interne, les siflets... "seraient" des coups bas des Strausskanniens! mais c'est vrai je ne peux le prouver.
Mais please sortons de ces débats stériles et construisons l'avenir ensemble. Mais je crains que ni DSK, ni royal ne veulent se soumettre à l'autre. Et pour moi tant que ce problème de leadership ne sera pas réglé au PS ( comme sarko l'a fait à l'UMP), aucune rénovation pourra être mise en chantier!
Rédigé par: ségomaniaque :-) | 01 juin 2007 à 15:15
@ Mathilde
C'est le bureau national qui élit le secrétaire ou les militants?
Rédigé par: Sacha | 01 juin 2007 à 15:23
Pour une fois que je suis d'accord avec les propos de Claude c'est bien rare depuis que je fréquente ce blog...! Il est vraiment honteux de siffler Lionel Jospin qui je le rappelle a sans doute été le dernier grand homme dit de "gauche" de ces dernières années. J'en veux pour preuve les différentes mesures prises pendant son quinquennat (la CMU pour les plus démunis, les 35 heures que cela plaise ou non, le congé de paternité, l'abandon de la vignette, la gratuité de la carte d'identité, les emplois jeunes qui quoi qu'on en dise ont permis à beaucoup de jeunes qui trainaient dans nos cités de s'intégrer dans la société française et payent aujourd'hui des impôts... Je rappelle qu'en 2002, la sécurité sociale était dans le vert, d'autre part on parlait de cagnotte, fait particulièrement rare dans ce pays dès que l'on évoque les comptes publics dans ce pays. Rien que pour cela je crois que certains socialistes ont la mémoire courte !!! Je regrette de tout coeur qu'il ne se soit pas porté candidat face à la madone des sondages qui propulsée en tête d'affiche par un grand nombre de journalistes n'a pas été à la hauteur. Mais avouons aussi que son départ précipité le 21 avril a laissé une terrible cicatrice chez les militants. Mais Claude ne passons pas sous silence que durant cette soirée, nos amis DSK et FABIUS ont également été conspués... D'ailleurs à ce propos, il semblerait que DSK soit au rouge à Sarcelles pour les législatives. En effet la belle NOACHOVITCH (vous savez la belle avocate qui officiait sur TF1 et RTL avec M. COURBET) semble en passe de lui passer devant... J'en connais une qui se frottera les mains car le fauteuil de la future "présidence du PS" serait complètement libre.
Rédigé par: JULIEN | 01 juin 2007 à 16:10
@ segomaniaque: ladite video est consultable sur le site de désirs d'avenir, tronquée de "passages génants". Je ne sais pas qui l'a mise en ligne, mais c'est au pire une inélégance, au mieux une manoeuvre des ségolénistes pour 1) dénoncer ce pauvre dominique qui n'y peut rien, 2) montrer la capacité de SR a prendre des positions iconoclastes. Ce qui a fait dire ensuite à Peillon que la candidature de dsk était "inutile et dangereuse" (je passe ici les propos de Caresche sur Jospin, dans son ignoble tribune dans le Monde)
Les sifflets, c'est du pipeau, j'ai moi même morigéné Thomas Hollande qui sifflait Fabius. J'avoue... j'ai sifflé mme Royal et ça n'était pas organisé, mais l'évocation avec des tremolli de Faudel (qui soutient Sarkozy depuis de nombreuses années), la Réunion qui n'était qu'un gros caillou avant d'être habitée et d'être ce merveilleux modèle d'intégration (bin oui, l'esclavage comme facteur d'intégration fallait y penser), une quinzaine d'évocations de F Miterrand, la "démocratie c'est comme l'amour plus y en a , plus ça grandit", des centaines de "sentez vous monter en vous ce désir d'avenir" (cochooooooonne!!) eh bien pas besoin d'être commandité pour être au delà de consterné par tant de nullité!
Le problème c'est que l'entreprise de diabolisation/démolition de dsk continue, notamment avec les fadaises d'un pamphlet écrit de manière anonyme par JC Cambadélis (dont ce ne sont pas les méthodes), rumeurs reprises comme certaines par quelques journalistes hasardeux et comme les "incriminés" se contrefoutent d'offrir le moindre démenti... (sauf JCC il y a deux jours chez g.b.) Je peux vous garantir que dsk et ses proches ont été irréprochables de ce point de vue, même si parfois ils en pensaient beaucoup et que même la dénonciation des faits et des coups nous était interdite, en campagne interne comme après.
@ Sacha: voilà pour l'organisation THEORIQUE:
http://fonctionnement.parti-socialiste.fr/2006/07/13/le-national/
Rédigé par: Mathilde P. | 01 juin 2007 à 16:14
@ Julien: concernant Sarcelles on n'a vraiment pas les mêmes infos!
Rédigé par: Mathilde | 01 juin 2007 à 16:16
@ Michael
Je n'ai jamais affirmé que les valeurs que me semblait porter la gauche étaient meilleures que les autres. Je dis simplement que je me sent plus proche des valeurs qu'elle prone (sans toujours les appliquer, certes) et que la droite ne lui dispute pas.
A titre d'exemple, je prendrai l'immigration : entre la position de la droite (on renvoi chez eux tous les sans papiers sans détailler) et celle de la gauche (on régularise tout le monde), je me sens plus près de la position de gauche même si je sais que, au final, ce sera difficiement tenable.
Pour être de gauche, il faut être un peu utopique et très idéaliste.
@Sacha
Je ne confonds pas. Mais je préfèrerai toujours être libertaire plutôt que sécuritaire (voire liberticide), égalitaire plutôt qu'élitaire et être humanitaire plutôt que tyranique (même si, sur ce dernier point, je concède à la droite de partager cette valeur ;-) )
Rédigé par: Mad In Nina | 01 juin 2007 à 16:22
@ Mathilde
Plus je vous lis, plus je suis convaincu que si réconciliation il y a entre les éléphants, elle ne serait que de façade comme d'hab tant il y a de rancoeur de chaque côté!
Putain on n'est pas sorti de l'auberge!
A moins qu'il y ait un 3ème couteau qui zigouille tout le monde: Pitié pas Delanoë!!:-))
Rédigé par: ségomaniaque | 01 juin 2007 à 16:48
Ah bin moi il est clair que si S Royal prend la tête du parti je plante tous mes petits camarades et je m'en vais faire du bénévolat aux restos du coeur!
mais bon, comme elle l'indique dans l'article dont j'ai mis le lien précédement, elle y est déjà et si elle n'a pas gagné c'est la faute de Bayrou. Le pb au PS c'est qu'il n'y a pas de juste milieu à son égard entre la Sainte Inquisition Ségolinienne menée par le Torquemada en jupons, et l'opposition farouche.
Concernant delanoë, je crois que c'est vraiment du domaine élucubratoire, il n'a pas de militants, il est membre d'une majorité interne de synthèse, composée de courant, dont aucun ne se détournera à son profit.
Rédigé par: Mathilde | 01 juin 2007 à 16:56
Bénevolat aux restos du coeur, où suivre dsk dans son projet de scission (cf.Christophe Barbier blog L'express), d'ailleurs qu'en pensez-vous?
Moi j'essaie d'être pragmatique, et pour moi Royale (malgré ces insuffisances) reste la seule personnalité à gauche capable de séduire une majorité de français (pour qui l'image et quelques idées forces marketing font mouche!c'est désolant mais comme ça!)
Comme ils disent dans ma boite:
- sarko, il bouge il fait pleins de choses!
-moi: ah bon! et vous vous sentez plus en sécurité qu'il y a 5 ans?
- eux: non pas vraiment!mais au moins lui il essaie!
Moralité: l'image est plus importante que la résolution effective des problèmes. Le pauvre Jospin qui a perdu à cause du sentiment d'insécurité, euh pardon de l'insécurité, Sarko il gagne grâce à une image d'homme d'action
Rédigé par: ségomaniaque :-) | 01 juin 2007 à 17:37
@Mathilde
En fait le problème qui se pose à Sarcelles pour DSK, Mathilde, c'est le nombre incalculable de listes DVG. Et d'après mes informations Mme NOACHOVITCH qui vise la mairie de Villiers le Bel commence à séduire de nombreux habitants qui voient finalement peu DSK dans cette circonscription du Val d'Oise... Beaucoup lui reprochent en fait de ne pas avoir fait aussi bien que l'amie du président Nelly OLLIN. Cette dernière a en effet bien developpée sa ville de Garges alors que DSK grand argentier du pays sous Jospin s'est peu investi localement. Toutefois ce sont des quartiers populaires avorables à la gauche
Rédigé par: JULIEN | 01 juin 2007 à 17:38