Se regarder dans le miroir de Charléty et se trouver beau, du bon côté de la fracture esthétique, de la frature artistique, et quel pied d'être de gauche, tant Noah est plus chouette que Johnny et Grand corps malade plus classieux que Bigard! C'est comme ça qu'ils me le racontent, mes potes de gauche et mes copains qui triment avec la candidate, ou qui la regardent et votent pour elle, et ils ajoutent en prime le tremblement qui les a pris en entendant les échos de Bercy, tant cette droite était dure et déconcertante, violente aux chastes oreilles progressistes.
Et alors, les poteaux? Et ça change quoi, tout cela? On est fier d'être ce que nous sommes, et, dernier sondage ipsos, Sarkozy est à 53,5? La belle séquence Bayrou lui a fait prendre un point, on l'avait appréhendé, dans notre bulle rose? Et l'on croit vraiment que la fiesta d'hier soir va changer la donne? Et l'on croit vraiment qu'en méprisant le goût vulgaire du populo de Sarko, on va le récupérer? Et On pense vraiment qu'en entrant dans la danse piégeuse de l'adversaire, on va le réduire? On se fait plaisir, en somme, ou de la politique?
Exemple un. Sarkozy fait du réac identitaire en fustigeant l'esprit de 68. Oh, fi donc, quelle horreur! fait la gauche, oubliant que tous les jeunes profs, dans les quartiers difficiles et même ailleurs, ne réclament que le rétablissement de leur autorité, et que Ségolène Royal elle-même, dans son ascension, portant dans sa besace valeurs familiales et réinvention de l'autorité, permettait au PS d'entamer sa propre contre-révoution... Mais qu'importe. L'UMPiste agite sa muleta, et le taurose furieux fonce, et se rengorge de barricades dont on se fout, et de slogans itou, et voilà notre Ségo 68tarde, plogée dans un débat de brindezingue que l'autre, manifestement, a provoqué!
Hier encore, Le Pen, bien fâché, appelle les siens à s'abstenir... Au lieu d'en prendre acte, simplement, et de passer à autre chose, un porte-parole de Ségolène Royal (le plus brillant, Vincent Peillon, qui portera un avenir de la gauche -notamment pour sa réflexion sur les sources de notre socialisme) ne peut s'empêcher de rappeller que Sarkozy a dit les moutons, et l'identité.... bref, le socialiste, pas fichu de se défaire du subliminal sarko-facho, annule l'effet de la fatwa de Le Pen, et rappelle aux électeurs du Front que le candidat de droite leur sera heureux... Tout ça pour payer son obole au poliquement correct -même pas, au discours automatique...
On arrête les folies ou non? Oh, les camarades, arrêtons de nous faire plaisir? Arrêtez de jouer!
Le vrai défaut de la gauche, fondamentalement, c'est le déni de sa réalité, la griserie de son propre discours, et son besoin de réassurance. La gauche passe son temps à s'inventer des chansons pour oublier ses malheurs ou ses fautes. En 2002, les manifs maousses de l'entre-deux-tour permirent à une gauche grisée de la rue d'oublier, d'effacer, d'occulter son 21 avril, de masquer derrière l'antifascisme de pacotille la très réelle et très pathétique désadéquation de la social-démocratie. Cette année, à l'instant où j'écris, les flonflons de Charléty et les accordéons du Sarkofacho (ou du sarkodespatrons et sarkodesmédia) font oublier que cette campagne est passée à côté de l'opinion. On se fait plaisir, on se regarde beaux, on constate que l'autre est mauvais, et plein de satisfactions identitaires, on laisse le peuple voter pour l'autre? Ou pire, on croit que nos petits bonheurs narcissiques sont audibles au-delà de nos gentils salons?
Depuis des mois, à force de sujets de diversion, de discours bisounoursiens et calimeresques, la gauche -et ce n'est pas simplement Ségolène Royal qui en est responsable- n'a pas réussi à parler de l'essentiel. Et si la candidate a, ce soir, au-delà même de l'obligation de gagner, une mission essentielle, c'est celle-ci: revenir à l'essentiel. Cet essentiel que la candidate semblait avoir saisi, avant cette campagne, et qui s'est égaré. Le peuple, l'économie, le tous ensemble, supides!
CE SOIR, SEGOLENE ROYAL, SOIS DE GAUCHE! Et ce tutoiement en capitales est un peu ridicule et outré, évidemment, mais à la mesure de ce qu'elle porte.
Sois de gauche! Soyez de gauche, madame! On se fout de vous, et de votre destin, et de vos revanches, et des vilenies que vous avez subies ou du mal qu'on m'a fait et du bien que j'ai fait, tout ça m'est bien égal -pardon, je m'égare. Mais vous portez ce soir une parole essentielle. Ne la gaspillez pas! -comme trop souvent, vous et les vôtres avez batifolé en sujets annexes et en plans com pour bobos aux belles consciences....
Soyez de gauche, et montrez-le. N'allez pas chercher les phrases toutes faites sur l'ultra-droitisation, ou les attaques convenues sur les clins d'oeil à l'extrême-droite, ou les légendes sur les racailles... Ne soyez pas, Madame, aussi simplette que vos supporters, ces "intellectuels" qui décrivent sans rire un adversaire déjà installé en pré-dictateur, citons lur appel dans Libé: "Nicolas Sarkozy incarne une droite durcie et radicalisée, sous le poids de l'extrême droite, de ses peurs et de ses haines. Sa campagne, ses excès et ses provocations l'ont montré, comme l'avait déjà illustré sa virulence au sein de son propre camp face à ses rivaux. Ses discours opportunistes et ses promesses fallacieuses ne sauraient faire illusion : tout lui est bon pour conquérir le pouvoir. Et tout lui sera bon pour le garder." Madame Royal, allez au-delà des contes pour enfants! Seuls ceux qui les écrivent peuvent y croire, et on ne cnahge pas un pays, et on ne gagne pas une élection, avec ces enfantillages... Et pourtant, que la france aurait besoin de la gauche!
S'affrontent ce soir deux projets pour la France. Tous deux légaux, légitimes et démocratiques. Celui de Sarkozy pensé et structuré, est classiquement de droite: libérer les énergies, dégager les contraintes des "meilleurs" ou des plus riches, ou des plus efficaces, pour que leur prospérité, ensuite, entraîne la société. C'est un pari. Quitte ou double. Si ça marche, jackpot! Mais quand une politique de droite échoue, les dégâts sont tragiques. La société, brusquée pour rien, se fracture, les individus se replient pour ne pas mourir... Et toutes les tensions, et toutes les violences s'agravent, quasi-mécaniquement.
En face, la gauche porte une autre conviction. Que la France n'est pas un appareil en panne qu'il faut secouer pour relancer, pas une télé abimée qu'un bon coup de pied ferait remarcher, mais une machinerie complexe, humaine, fragile, pleine d'espoirs et d'attentes, mais endolorie. Et que ce n'est pas l'ouverture brutale voulue par Sarkozy qu'il faut lui prescrire, tant cette médecine de choc est risquée, mais une thérapie mesurée, inventive, ouverte évidemment, mais avec doigté et sens. Ce que Madame Royal résume dans son donnant-donnant (mais marteler le slogan ne suffit pas, mon Dieu!) ou que la relance fine de Strauss-Kahn/Aubry/Jospin, en 1997, a illustré.
La gauche porte l'idée que la France, encalminée, ne peut avancer que dans un effort collectif, que l'intérêt de tous garantit l'intérêt de chacun... quand la droite pense que la prospérité des meilleurs, garantit la progression de tous... C'est un hiatus philosophique et politique. Mais tout en découle, et pas seulement le social ou les impôts... Ainsi, la sécurité. Vu de droite, la police protège les meilleurs et les beaux quartiers, puisqu'ils portent le bien commun. Vu de droite gauche (merci d'avoir rectfié soi-même, honte au lapsus), la même police, tout aussi sécuritaire, protège toute la société, puisque la paix civile, la Loi et l'Ordre, sont les garants de l'avenir commun...
Il fut un temps, avant bien des événements, où Ségolène Royal semblait avoir tout compris des fractures françaises, et allait en tirer la conclusion logique d'un blairisme français (donc plus à gauche que Blair) -valeur, ordre, esprit d'entreprise, mais protection collective, et pacte national... Ensuite, il ya eu une campagne, et bien des choses et des bêtises aussi, mais pas seulement... Ces jours derniers -tactique, opportunité, qu'importe- la candidate, entre Bayrou et Strauss-Kahn, s'est à nouveau approchée de sa vérité première. Qu'elle la garde, ce soir, qu'elle la conforte, et qu'elle l'épure de cette gangue de démagogie moralo-gaucho qu'inspire Sarkozy à la gauche, tant on s'en moque! Qu'elle joue son jeu, le nôtre, simplement... Pour ce soir, ou pour dimanche. Ou pour demain -puisque l'histoire continuera... S'il vous plait?
S'il vous plait?
"La gauche porte l'idée que la France, encalminée, ne peut avancer que dans un effort collectif, que l'intérêt de tous garantit l'intérêt de chacun... quand la droite pense que la prospérité des meilleurs, garantit la progression de tous... C'est un hiatus philosophique et politique."
Oui, la gauche n'a pas compris que pour pouvoir aider les pauvres, il faut des riches.
La gauche justifie ainsi sa politique d'uniformisation des mêmes richesses pour tous: le riche est égoïste, il n'aidera jamais les pauvres.
Ce qui m'amène à penser que la gauche ne croit pas dans l'humanité, que la gauche n'est justement pas humaniste (mais humanitaire).
Tout le discours de gauche est basé sur du procès d'intention et sur de la méfiance a priori dans la nature humaine.
Ca me choque.
Hier, je me suis faite traiter de conne, d'idiote et d'irresponsable car j'hésite toujours entre l'abstention ou voter Sarkozy. J'ai moyennement apprécié. J'apprécie moyennement l'intolérance des gens de gauche dans le débat d'idées qui systématiquement vire à l'énervement et à l'insulte.
Royal nous en a fait une magnifique démonstration hier soir lors du débat.
Pourtant, mon éventuel vote Sarkozy, au-delà de la divergence philosophique entre la gauche et la droite, se base sur la création (en réaction) d'une (enfin) véritable force d'opposition incarnée par Bayrou, avec un ralliement PS, ou du moins ce qu'il en restera après la défaite probable de Royal.
Ce sont déjà les députés UDF qui ont fait tout le boulot d'opposition depuis 5 ans. Maintenant, grâce aux 7 millions d'électeurs de Bayrou, auxquels s'ajouteront les déçus de Royal, ça peut réellement redresser notre démocratie monarchique.
Mais je dois être conne, idiote et irresponsable de faire cette analyse pour l'après-présidentielle.
Est-ce que des gens intelligents pourraient m'éclairer?
Merci.
Rédigé par: Sacha indécise | 03 mai 2007 à 10:42
Toujours terrifiant cette intolérance idéologique, Sacha... En tous cas, tu as le chic pour poser des questions pas mal pertinentes, quoique que les "plus intelligents d'entre nous" (sic) puisse penser.
Je suis par contre totalement en accord avec toi sur le fait que la seule opposition crédible pendant 5 ans, c'était l'UDF. La gauche avait trop à faire à se mater le nombril et à faire que Fabius sorte pas trop de l'eau, mais DSK non plus, pour être une réelle opposition. Et c'est pour ça aussi que je pense que dans une majorité, de droite ou de gauche, il faut un contre poids. Quelqu'un qui dise à un moment "oh gars, tu déconnes là". Et le problème sur ces 5 ans de Raffillepin, c'est qu'avec la majorité absolue, toutes les bétises les plus connes ont pu être faite. Une coalition de deux forces peut peut être éviter ce genre d'eccueil.
Aprés pour dimanche, tu voteras comme bon te semble Sacha. Je voterai comme bon me semble, et on votera tous comme bon nous semble. Et je ne reconnais, perso, à personne le droit de juger mon, ton, notre, vote. A personne.
Enfin, pour l'intolérance agressive, oui hier soir on a eu un joli échantillon. A savoir qui des deux serait en cas d'élection un "danger pour la France et la République" (dixit certains allumeurs de braises), à la lumière du débat de hier soir, ben "y a débat".
Bonne journée à tous.
Rédigé par: falconhill | 03 mai 2007 à 11:06
@Falconhill
Combien faudra-t-il d'affaire Outreau pour que vous soyez convaincu qu'une justice efficace et impartiale ne doit pas se placer ni du côté des victimes, ni du côté des coupables, mais ne doit pas être soumise à aucune forme de pression, et surtout pas à une pression politique ? Une justice trop du côté des victimes, cela fait aussi des drames, Falconhill, voire des morts.
Combien faudra-t-il de pannes, d'accidents dûs à la vétusté des structures ou aux mauvaises conditions de travail des salariés du public pour que vous compreniez qu'une grève n'est pas faite contre l'usager ?
Comment vous faire comprendre que si la France veut rester un pays d'accueil généreux, c'est à elle de prendre en charge l'intégration des immigrés et donc de leur fournir un apprentissage de la langue française et les codes nécessaires pour qu'ils sentent au mieux dans notre société ?
La seule caricature que je vois dans les débats que vous avez ici ou chez Birenbaum, est votre plan "ceux qui défendent les idées de Ségo sont partisans et ceux qui combattent les idées de Sarko intolérants." Oui, certains demandent à des gens comme vous ou comme Sacha d'être intelligents, et l'intelligence, ce n'est pas autre chose que faire preuve d'un minimum d'effort pour comprendre ce qui se dit, ce qui se passe et ce qu'il en adviendra. Et quand je lis Sacha qui vient nous dire ici qu'elle votera Sarko pour faire gagner Bayrou tout en affirmant que c'est l'UDF qui a fait le boulot de l'opposition depuis 5 ans, je lui conseille de se renseigner un peu avant d'écrire ce genre d'énormité sur les forums. Si elle veut, à l'avenir, éviter de se faire traiter de conne, bien entendu...
@pascale
Regardez bien la date de la loi dont vous parlez, pascale: février 2005, soit quasiment 3 ans après la réélection de Chirac. Bien des choses en la matière, notamment grâce aux emplois jeunes, avaient été faites sous Jospin: elles ont été détruites avec eux par le gouvernement Raffarin. Alors proposer des lois ou des droits opposables là où l'on a détruit les moyens, oui, je suis bien d'accord avec Ségo, c'est de l'immoralité politique.
@Mathilde P.
Oui, il faut déjà gagner. Mais cela ne suffira peut-être pas. Je m'étonne que les commentateurs ne soulignent pas la différence rendue pourtant criante et essentielle par ce débat entre le projet politique dynamique, synthétique et ultramoderne de Ségo et le projet statique, analytique et finalement classique de Sarko. La rupture de Sarkosy se limite au chiraquisme. Mais, pour lui, chaque problème a encore sa propre solution particulière sans aucune vision globale cohérente : il veut plus d'heures supplémentaires pour résoudre les problèmes du pouvoir d'achat mais refuse de considérer les conséquences de cette mesure sur l'emploi. Il veut moins de fonctionnaires pour alléger la dette mais propose un soutien individualisé pour chaque élève afin de favoriser l'éducation. Il reste enfermé dans des contraintes étatiques tout en proposant des réformes.
Rien de tout cela chez Ségo. Pour elle, tous les problèmes sont liés entre eux, aucune solution particulière mais une solution globale qui s'appuie sur le dynanisme socio-économique. La cohérence de son projet implique que tous les problèmes soient attaqués en même temps et de front et lorsque la structure administrative posera un frein au dynanisme, elle réformera.
Cela pourrait être une belle social-démocratie à la française. Peut-être même exemplaire. Encore faut-il que le dynanisme, l'audace de Ségo soient contagieux, prennent et que tout cela fonctionne. Sinon, la gauche "archaïque" et classique qui s'attaque avec un certain succès aux problèmes sociaux les plus urgents mais en négligeant le reste (cf. Jospin et sa lutte prioritaire contre le chômage avec comme conséquence... le 21 avril 2002) reprendra sa place.
Rédigé par: Franade | 03 mai 2007 à 15:06
@Franade : Je passe outre votre jugement sur ma manière de discuter et de débattre, ici ou ailleurs. Je passe outre car je pense que vous avez tort. Et surtout je ne vois pas au nom de quoi vous pouvez accuser mon "intelligence", à Sacha, à moi, ou à d'autres qui ne sont pas de votre avis. Limite insultant, donc je passe outre cette prétention qui vous regarde, pas bien interressant.
Pour Outreau, 1 point pour vous. Un exemple où la justice a été aveugle. Du coté non pas de la victime, mais de la "présumée victime". Par contre, quand victime est bien jugée victime, je ne suis pas choqué que l'on y accorde plus d'importance que pour l'agresseur.
Au niveau du service public, en quoi le fait que le régime de retraite de la SNCF soit avantageux améliore t'il l'infrastructure du réseau, en quoi la "prime charbon" obsolète diminue t'il et limite t'il le nombre d'accident de chemin de fer ? Sachant en plus qu'il est totalement faux que de dire que le chemin de fer est plus sur, par exemple, que le chemin de fer anglais. C'est faux (chiffre eurostat), notamment sur le nombre d'accident mortel.
Par contre, sur ce point là, vous ne m'avez pas répondu. En quoi le faiseur de grève sait il plus que l'usager ce qui est bon pour lui ? En quoi ?
A noter que, comme j'ai dit plus haut, faire grève pour défendre ses acquis et pour en gagner d'autres ne me gènent pas au final. En tous cas moins que cette prétention de savoir ce qui est bon pour l'ensemble du monde, et cette faculté à quand même nous prendre pour des idiots en nous lançant à la figure un 'c'est pour vous qu'on fait ça'.
Enfin, pour me faire comprendre votre position sur l'immigration, peut être faudrait il être un peu plus modéré et un peu moins dogmatique. Une immigration zéro est autant ridicule qu'une immigration incontrolée. Etre un pays d'accueil généreux ne signifie pas ne pas poser de règles d'accueil humaine et respectable.
Pour finir, la discussion est sympathique. DOmmage que vous poussiez trop votre prétention d'avoir raison devant et contre tout le monde en vous permettant des jugements insultants qui rendent nuls tout le reste de votre propos. Traiter un ou une contradicteur de "conne" (cf post de 15h06), ça décridibilise tout ce qui est marqué plus haut.
Avec quand même toujours cette question : quelle légitimité pour juger de l'intelligence d'un contradicteur ? L'humilité, c'est bien aussi, et ça ne rend personne plus bête ou moins respectable.
Rédigé par: falconhill | 03 mai 2007 à 15:47
@ Franade
Je n'ai jamais écrit que je voterai Sarkozy. Décidément, vous lisez toujours aussi mal.
J'hésite, je réfléchis, j'essaye de comprendre plus loin que le 6 mai, je cherche des arguments au-delà des délits d'idées et en dehors de tout a priori et jugement bêtement partisan.
Autant de notions qui vous sont totalement étrangères, visiblement.
C'est justement à cause des propos que vous tenez et du ton que vous employez dans le débat que des gens comme moi sont tentés de voter Sarkozy.
Parce qu'il y en marre de se faire traiter et de se faire juger, il y en a marre de l'anathème (et je vous renvoie au billet du jour) dont les socialistes et les pro-Royal menacent toute personne qui ne pense pas comme eux.
MARRE.
Rédigé par: Sacha | 03 mai 2007 à 15:59
Ah ben tiens, Falcon, on s'est croisés!
Décidément, ce blog est devenu un repaire de dangereux sarkozystes ;-))
Rédigé par: Sacha | 03 mai 2007 à 16:02
Claude Allègre, ancien ministre de l'Education du gouvernement Jospin, s'est dit aujourd'hui "outré par les mensonges" de Ségolène Royal sur la scolarisation des enfants handicapés, ajoutant qu'il "ne votera pas" pour elle au second tour de la présidentielle. Evoquant du débat avec Nicolas Sarkozy sur cette question, mercredi soir, "j'ai trouvé (sa) colère suspecte et préparée. Je suis outré par ce que ce qui a été dit, c'est des mensonges", a-t-il ajouté. Selon lui, "les emplois ont été créés par Luc Ferry (ministre de l'Education nationale) sous le gouvernement Raffarin".
Rédigé par: lolo | 03 mai 2007 à 20:21
@Falconhill
Ma légitimité vient du fait que, comme beaucoup dans cette campagne et contrairement à vous, Falconhill, je ne fais pas dans le jugement épidermique en n'ayant que deux mots sous le clavier: "Partisan" ou "Intolérant". Souffrez que les personnes qui argumentent un peu, qui se donnent la peine de vous expliquer une première fois qu'il n'y a rien d'intolérant ou de partisan dans leurs propos parce qu'ils se fondent sur des discours ou sur des faits, vous shootent la deuxième fois que vous revenez à la charge avec les mêmes préjugés.
@Sacha
Je crois que vous n'avez pas bien compris, Sacha: ce n'est pas le fait que vous votiez ou pas pour Sarkosy qui vous a valu ces insultes. C'est le fait d'écrire que vous le feriez dans le but d'aider Bayrou.
Alors, Sacha, y a pas beaucoup de solutions à votre lassitude de vous voir jugée par rapport aux conneries que vous écrivez ici ou là avec autant d'aplomb et de constance: soit vous ne fréquentez que les forums où un gentil modérateur, donnant plus d'importance à la forme qu'au fond des contributions, va valider vos messages et censurer tous ceux qui vont être insultants à votre encontre, soit vous mettez votre suceptibilité à deux sous dans votre poche avec un zoli mouchoir dessus, soit vous réfléchissez un peu avant d'écrire n'importe quoi à des individus, de droite comme de gauche, qui luttent, débattent parce qu'ils considèrent que l'avenir du pays est en jeu et que les gens, comme vous, qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez, horripilent.
Voilà: inutile de me remercier pour tous ces conseils, c'est mon côté partisan de gauche et intolérablement charitable qui est décidément indécrottable.
Rédigé par: Franade | 03 mai 2007 à 20:38
@Franade : donc vous êtes plus "intelligente" que nous tous, pauvres manants.
Sauf que je trouve vos arguments aussi légers que vous trouver visiblement les miens. Et coté préjugés, ne trouvez vous pas que les insultes de fin de dernier post, ou vos jugements sur "l'intelligence" de vos contradicteurs, ne sont pas d'un joli niveau ?
Enfin, concernant les trois points évoqués, à part sur Outreau où je vous approuve, vous ne m'avez ni répondu à mes questions (quelle légitimité pour savoir "ce qui est bon pour les usagers" et ainsi bloquer un pays, pour être caricatural), ni vraiment convaincu. Problème "d'intelligence" de ma part sans doute...
Rédigé par: Falconhill | 03 mai 2007 à 21:24
@Franade
"Pourtant, mon éventuel vote Sarkozy, au-delà de la divergence philosophique entre la gauche et la droite, se base sur la création (en réaction) d'une (enfin) véritable force d'opposition incarnée par Bayrou, avec un ralliement PS, ou du moins ce qu'il en restera après la défaite probable de Royal."
Le parti pris de Sacha, s'il est vraiment honnête, se tient parfaitement. C'est un pari risqué, que personnellement je ne ferai pas — mais c'est un point de vue respectable.
@Sacha
Loin, loin des anathèmes, cet appel calme, posé, sensé, concis d'un centriste adressé aux électeurs de droite.
(...)
Ami gaulliste, tu as vibré en entendant Dominique de Villepin au Conseil de Sécurité de l'ONU. Sarkozy n'y a vu qu'arrogance.
Ami radical, tu es l'héritier d'un grand mouvement politique qui a imposé les principes de liberté, d'égalité, de fraternité, de laïcité surtout, dans les textes de la République.
Que penses-tu des restrictions à la liberté individuelle, de la discrimination positive, de la remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation entre l'Eglise et l'Etat ?
Ami libéral, oublies tu que le libéralisme est d'abord un humanisme? Il prend sa source chez Tocqueville et Montesquieu, pas seulement chez Milton Friedman.
Que fait Nicolas Sarkozy de la séparation des pouvoirs?
Ami chrétien-social, crois tu réellement que l'homme est génétiquement bon ou mauvais ?"
(...)
http://marec.blog.20minutes.fr
Ou alors, j'ai aussi comme argument IMPARABLE ;-) mon papa qui disait : — Si tu hésites ; abstiens toi !
Rédigé par: stubborn | 04 mai 2007 à 13:39
@stubborn
Un pari ? Un pari sur un homme qui nous parle d'un grand parti du centre alors que la majorité de ses élus ont rejoint la droite sarkosyenne et que ceux qui ont voté pour des idées centristes au premier tour n'auront aucun mal dimanche à mettre un bulletin Ségo, ou, au pire, blanc, dans l'urne ?
Qui peut affirmer que prendre le risque de mettre Sarko au pouvoir tout en NE PARTAGEANT PAS ses idées, et donc par pur calcul politicien, alors que des faits divers encore récents nous montrent qu'il existe de plus en plus de personnes dans notre société prêtes à sortir un couteau pour se faire entendre et respecter et que l'UNIQUE réponse apportée par Sarkosy à ce genre de problème est une balle policière placée dans leur tête, alors que des ingénieurs se défenestrent sur leur lieu de travail parce que des sociétés préfèrent les heures supplémentaires à l'embauche, qui peut affirmer que ce risque n'est pas autre chose qu'une CONNERIE IRRESPONSABLE ?
Faites honneur à notre hôte et soyez un peu sérieux dans vos discours ou vos appréciations en mettant l'importance des enjeux politiques de cette élection au-dessus de vos sympathies bloguesques !
Merci d'avance.
Rédigé par: Franade | 04 mai 2007 à 15:33
@Franade
1) Le nombre de tocards qui quittent le navire pour peu que leur petit doigt mesquin goûte un vent trompeur ne présage en rien de la destination finale du navire.
2) Sommes-nous responsable envers autrui de nos choix désinvoltes [et cons] ? 4 heures.
3) SarkoZy, avec un Z comme Zorro, SVP !
4) Quant à mes sympathies blogueuses — que je revendique bien volontiers — libre à vous de croire qu'elles influencent mon appréciation. Et d'oublier par la même occasion que l'enjeu mérite justement un peu de subtilité.
5) Permettez-moi enfin de penser que la confrontation des paroles et non "des discours" est encore la meilleure façon de faire honneur, au-delà de notre hôte, à l'intelligence.
6) Et puisque vous m'y inviter si intuitivement, trois petits liens (biens) :
http://www.dailymotion.com/video/x1ur6v_refutations-1
http://www.dailymotion.com/related/3114535/video/x1urdt_refutations-2/1
http://www.dailymotion.com/related/3114535/video/x1urn8_refutations-4/1
Rédigé par: stubborn | 04 mai 2007 à 20:07
@Stubb : comme me l'a dit un sage du net, don't feed the troll... ^___^ (j'ai fais le couillon en jouant à ce jeu, je suis penaud hi hi hi)
Sympathie blogueuse cher compagnon (nous n'avons pas à en avoir honte, boudiou :) ).
Rédigé par: Falconhill | 04 mai 2007 à 20:52
@ Stubborn
Ok, merci, ça roule ;-)
Rédigé par: Sacha | 05 mai 2007 à 22:59